Marcel, Eugène, Pierre, Marie, Couillon naît le 14 mai 1905 à Orléans (Loiret), fils d’Albert Couillon, 32 ans typographe, et de Jeanne Magloire, son épouse, 28 ans, domiciliés au 86, rue de la Charpenterie. Marcel a deux frères plus âgés : Maurice, né en 1898, et André, né en 1902.
En juillet 1907, la famille est installée au 25, rue de l’Empereur, à Orléans.
Rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation général du 2 août 1914, le père de famille rejoint le 40e régiment d’infanterie territoriale le 14 août. Le 23 juillet 1915, la commission spéciale de réforme d’Orléans le réforme n° 2 pour « bronchite spécifique ». Le 5 décembre 1917, il meurt en son domicile d’une tuberculose pulmonaire aggravée en service, âgé de 44 ans (il sera déclaré “Mort pour la France” en 1951). Jeanne Couillon, sa veuve, est alors lingère.
Le 24 septembre 1920, Marcel Couillon, 15 ans, est adopté par la Nation en vertu d’un jugement rendu par le tribunal civil d’Orléans.
Il obtient le certificat d’aptitude professionnelle (C.A.P.) de tourneur sur métaux.
Le 14 mai 1925, Marcel Couillon rejoint le 5e bataillon d’ouvrier d’artillerie, afin d’y accomplir son service militaire. Le 21 novembre 1925, il est nommé brigadier. Le 29 octobre 1926, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite, et se retire au domicile de sa mère au 25, rue de l’Empereur.
Début avril 1927, il loge au 121, rue du Poirier-Rond.
Le 6 août de cette année, à la mairie d’Orléans, il épouse Marie[-Thérèse] Lerouge, sœur de Marcel Lerouge [1], née le 26 novembre 1904 à Saint-Léonard[-de-Noblat] (Haute-Vienne), employée de commerce. Les témoins des mariés sont André Couillon, lui aussi tourneur sur métaux, habitant Fleury-les-Aubrais (45), et François Lerouge, ajusteur, habitant à Asnières (Seine / Hauts-de-Seine).
Vers le milieu de l’année 1928, Marcel Couillon est embauché comme tourneur à l’usine des Établissements Chicoineau et Herrenschmidt, une manufacture de peaux pour chaussures (industrie du Cuir).
Début octobre 1928, le couple loge au 181, rue du Faubourg-Saint-Vincent à Orléans.
Le 19 mars 1929 naît leur fille, Micheline Jeanne.
En mars 1930, la petite famille habite au 38, boulevard Lamartine, face au mur est du grand cimetière.