Marcel DENIS

Matricule 45455
decede
Photographie de Marcel DENIS
Voir la note 1 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2015/04/denis-marcel-albert-marie/
Convoi 45000

Marcel, Albert, Marie, DENIS naît le 4 mai 1921 à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1] – 76) fils d’Albert Louis Joseph Denis, 23 ans, docker, et de Rose Marie Berthe Vitis, 18 ans, son épouse, tisseuse chez Roy, domiciliés 4 route de Bonsecours.

Début septembre 1924, son père déclare habiter au petit hameau (… neuf maisons) de Normare à Belbeuf, quelques kilomètres au sud-est de Rouen. Tous trois y sont recensés en 1926 ; Albert Denis se déclare alors comme “journalier”.

En 1936, Marcel Denis, âgé de 15 ans, a commencé à travailler comme manœuvre chez Picaud, à Rouen, où son père est cimentier et où son grand-père maternel, Henri Vitis, 63 ans (venu vivre avec eux), est maçon.

Marcel Denis devient ouvrier métallurgiste.

Le 8 février 1940, son père est mobilisé et rejoint le dépôt d’infanterie 31. Le 30 avril, il passe au dépôt d’infanterie 32, puis rejoint le 31e régiment d’infanterie régional. N’ayant pas été fait prisonnier, il est démobilisé par le centre de démobilisation de Lauzun à une date restant à préciser et rejoint le domicile familial.

Membre des Jeunesses communistes, Marcel Denis appartient au même groupe de résistance que Jean Creignou de Rouen, selon le témoignage du frère de celui-ci, V. Creignou.

Le 4 août 1941, répondant à une note du préfet de Seine-Inférieure datée du 22 juillet, le commissaire principal de police spéciale de Rouen transmet à celui-ci une liste nominative de 159 militants et militantes communistes de son secteur dont il préconise de prononcer l’internement administratif dans un camp de séjour surveillé, tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et « par tous les moyens ». Parmi eux, Marcel Denis…

Le 21 octobre 1941, celui-ci est arrêté par des gendarmes français et conduit à la caserne Hatry à Rouen [2]. Il est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ) avant décembre 1941 ; il inscrit sur la liste des Jeunes Communistes du camp établie à cette date (n° 2015).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande, en application d’un ordre de Hitler.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Marcel Denis est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 45455, selon les listes reconstituées(la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).