Marcel DESCHAMPS

Matricule 45461
decede
Photographie de Marcel DESCHAMPS
TransportAquarelle
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Marcel, Lucien, Deschamps naît le 8 janvier 1890 à Esvres-sur-Indre (Indre-et-Loire), au sud-est de Tours, fils de Marcel Deschamps, 32 ans, ouvrier mécanicien, et de Marie Moreau, son épouse, 27 ans.

Le 2 mai 1914 à Paris 11e, il épouse Marie M. ; mais le couple se séparera sans avoir d’enfant.

Considérant son âge, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (n°1264 du bureau de recrutement de Tours – à vérifier…).

À une date restant à préciser, il se met en ménage avec Louise G., née le 11 novembre 1895 à Clichy-la-Garenne (92).

Marcel Deschamps est ajusteur mécanicien. En 1920, il entre aux Établissements Tardy, 28, boulevard Raspail, à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).

À partir de 1922 et jusqu’au moment de son arrestation, il habite un logement au 84, rue Gide à Levallois-Perret, dans la cour, 3e étage face, porte gauche.

C’est un militant communiste.

À partir du 10 février 1939, il est ajusteur à la Société d’emboutissage et de construction mécanique (SECM), avions Amiot, 153 à 171, boulevard du Havre à Colombes (92).

En mai 1940, les Renseignements généraux rédigent un rapport dans lequel ils rapportent que : « Chez son employeur, il est représenté comme étant animé de sentiments antinationaux et comme se livrant, de bouche à oreille, à la propagande communiste auprès de ses camarades d’atelier. En outre, il est suspecté d’avoir participé aux actes de sabotages commis il y a environ il y a un mois dans l’atelier des coques V5 où il travaille et qui consistaient en quelques coups de marteaux donnés soit de l’intérieur ou de l’extérieur sur plusieurs coques d’hydravions. Dans son entourage, on n’apprend pas que Deschamps ait assisté aux réunions organisées par l’ex-parti communiste. »

Le 22 ou 25 mai 1940, il est « arrêté et envoyé au dépôt (…) pour distribution de tracts » par les services du commissariat de police de la circonscription de Colombes (ou de Levallois-Perret ?). Bénéficiant d’une mesure de clémence, il est libéré quelques jours plus tard.Sous l’occupation, la police française considère qu’il participe activement à la propagande clandestine.

Le 6 octobre 1940, Marcel Deschamps est arrêté à Levallois-Perret.