Marcel HÉBRANT

Matricule 45656
decede
Photographie de Marcel HÉBRANT
Marcel Hébrant, doc. FNDIRP — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/08/hebrand-marcel/
Convoi 45000

Marcel Hébrant naît le 21 mai 1906 à Villerupt, près de la frontière avec le Luxembourg (Meurthe-et-Moselle – 54), fils de Joseph Hébrant, né en 1865 à Jandrain (nationalité Belge), et de Victorine Jesinson ou Genson, née en 1872 à Russange (Moselle).

Le 16 novembre 1927 à Villerupt, Marcel Hébrant épouse Marie Godart, née en 1904 à Villerupt. Ils ont un fils, Louis, Marcel, né le 1er mai 1928 à Villerupt.

En 1931, ils habitent au village de Cantebonne, lieu dit de Villerupt ; ils hébergent alors les parents de Marcel. Celui-ci est alors monteur en fer chez Reiser. En 1936, ne vit plus au foyer que le père de Marcel ; celui-ci est alors manœuvre dans une entreprise de Micheville (à l’usine sidérurgique ?).

Au moment de son arrestation, Marcel Hébrant est manœuvre dans le Bâtiment (monteur en fer chez Reiser) ; d’avril 1936 à 1938, il est syndiqué à la Fédération du Bâtiment.

Il est adhérent au Parti communiste, responsable de cellule, selon la police. Il est connu sous le surnom de “Chocolat”.

À des dates restant à préciser, il est deux fois poursuivi pour « coups et blessures » : le tribunal correctionnel de Thionville le condamne à 40 jours d’emprisonnement pour outrage à garde-champêtre.

Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.

Le nom de Marcel Hébrant figure – n°29 – sur une « liste communiquée le 19 (février ?) au soir à la KK ( Kreiskommandantur ) de Briey par le sous-préfet » et précisant la nationalité de 53 hommes désignés seulement par leurs noms et prénoms.

Le 21 février, Marcel Hébrant est arrêté comme otage, par des Feldgendarmen assistés de forces de l’ordre françaises.

Deux jours plus tard, le 23 février, il fait partie d’un groupe de vingt-cinq otages transférés par des Feldgendarmen au centre de séjour surveillé français d’Écrouves, près de Toul (54), en attente « d’être dirigés sur un autre camp sous contrôle allemand en France ou en Allemagne » ; ils y rejoignent quatorze autres otages arrivés la veille.

Le 5 mars, il est parmi les 39 détenus transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Un angle du camp de Royallieu vu depuis le mirador central dont l’ombre se profile sur le sol. Le renfoncement à droite dans la palissade correspond à l’entrée du Frontstalag 122.