Marcel LAVAL

Matricule 45735
inconnu
Photographie de Marcel LAVAL
Etat des détenu communistes aux Tourelles, Marcel Lavall et Léon Lavoir — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/03/lavall-marcel/
Convoi 45000

Marcel Laval naît le 24 décembre 1920, chez ses parents, au 42 ou au 47, rue du Vivier (devenue rue Henri-Barbusse) à Aubervilliers [1] (Seine-Saint-Denis – 93), fils de Nicolas Laval, 38 ans, boucher, et de Louise, 37 ans, son épouse.

Il va probablement à l’école élémentaire toute proche (mitoyenne ?).

En 1939 – et probablement jusqu’à son arrestation -, il habite chez ses parents. Son père est alors déclaré comme “boyaudier” et lui-même est boucher (…aux abattoirs de la Villette, tout proches ?).

À des dates et pour un motif restant à préciser, Marcel Laval est arrêté puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet, Marcel Laval est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45735 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit. Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20.

Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire, ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos .

Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – Marcel Laval est dans la moitié des membres du convoi qui reste dans ce camp en construction choisi pour mettre en œuvre la “solution finale” (contexte plus meurtrier).

Le 3 novembre 1942, Marcel Laval est inscrit dans la chambre ( Stube ) n°1 du Revier de Birkenau ( Block n° 8 – en brique – du secteur BIb) où il reçoit 15 gr (ou “grains” pharmaceutiques) de Bol blanc ( Bolus Alba ; kaolin) et quatre comprimés de charbon, remèdes contre la dysenterie. Dans ce dispensaire, le SS-Rottenführer Franz Schulz exécute certains détenus avec une injection mortelle dans le cœur…