Marcel, Louis, Désiré, Lecour naît le 27 mai 1905 à Bayeux (Calvados – 14), fils d’Auguste, Louis, Clément , Lecour, né le 7 juillet 1881 à Bonnemaison (14), cheminot et syndicaliste CGT, et de Rachel Lecouteur, son épouse, née le 11 juillet 1883 à Formentin (14). Il a un frère cadet, Henri, né en 1907, et deux sœurs jumelles, Thérèse et Odette, nées en 1913.
Plus tard, la famille s’installe à Gueures (Seine-Inférieure / Seine-Maritime – 76), où Rachel deviendra garde-barrière et où Marcel grandit. C’est déjà un sportif, pratiquant le football au sein de l’équipe première de l’Union sportive Mottevillaise au cours de la saison 1920-1921.
Membre de la société musicale La Lyre de la Saâne , il semble chanter dans des opérettes
Vers ses 18 ans, Marcel Lecour se met en ménage avec Juliette Leclerc, née le 28 mars 1901 à Gueures.
Pendant un temps, ils habitent au 32, rue Voltaire à Clamart (Hauts-de-Seine). Ils ont une fille, Marcelle, qui naît à Paris le 24 mai 1924 (peut-être la raison du report de son service militaire… ?).
Lors de ce séjour “parisien”, Marcel se rend – comme auditeur – à six cours de « physique générale dans ses rapport avec l’industrie » dispensés par le Conservatoire des Arts et métiers.
Le 7 février 1925, Marcel et Juliette se marient. Ils auront un autre enfant : Michel – surnommé Mickey par son père -, né le 20 mai 1932 à Mont-Saint-Aignan (76).
En 1926, Marcel est peut-être employé de la Société Lebaudy (l’entreprise sucrière ?), à Paris ; du moins, c’est au club de cette entreprise qu’il a une licence sportive.
En 1927, il est possible que la famille retourne à Gueures, où Marcel déclare habiter quand il se fait établir une licence sportive de la Fédération française de natation et de sauvetage au titre du Club nautique dieppois.
À partir du 4 février 1928 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 25, rue de l’Abbaye (devenue rue Paul-Painlevé) à Maromme, à l’ouest de l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime [1] 76), dans une maison avec étage dont le rez-de-chaussée est divisé entre un café et une boutique de vente-réparation de cycles. Juliette tient le café. Marcel s’occupe des vélos.
La devanture du café de la rue de l’Abbaye en 1934. À droite, appuyé sur une queue de billard, Marcel Lecour porte son fils Michel. Collection Martine Groult. D.R.
Cette activité professionnelle s’accorde avec sa passion : Marcel est un sportif, cycliste amateur participant à des compétitions. Le 21 août 1932, l’Union vélocipédique de France (UVF) lui délivre un certificat de performance sur route attestant qu’il a couvert 150 km en 5 h 45 mn autour de Maromme.