Marcel MOROY

Matricule 45902
decede
Photographie de Marcel MOROY
Marcel Moroy et Frédéric Lautenbacher, époux de sa sœur, photographiés dans les mêmes circonstances. © Jean Philippe Lautenbacher.
Convoi 45000

En septembre 1925, la famille s’installe au 14, rue Fontaine à Bondy [1] (93).

En 1931, Alice est magasinière dans une entreprise des frères Lautenbacher, « industriels » à Bondy : Adolphe, né le 17 juin 1900 à Paris 11e, Paul, né le 1er août 1905, et Frédéric, né le 11 septembre 1906, tous deux à Paris 10e. Ils habitent au 121, avenue Galliéni à Bondy.

Le 16 décembre 1933, à Noisy-le-Sec, Alice Moroy épouse Frédéric Lautenbacher. Plus tard, le couple s’installe à Lure (Haute-Saône).

Marcel Moroy et sa sœur Alice, vers 1937, probablement à Lure (Haute-Saône). © Jean Philippe Lautenbacher.

Marcel Moroy et Frédéric Lautenbacher, époux de sa sœur, photographiés dans les mêmes circonstances. © Jean Philippe Lautenbacher.

En 1936 et jusqu’au moment de son arrestation, Marcel Moroy habite seul avec sa mère, qui travaille comme femme de ménage. Ils sont toujours domiciliés au 14, rue Fontaine à Bondy.

Lui est célibataire.

Il travaille comme manœuvre.

Le 2 ou 3 août 1940, sur le marché de Bondy, en compagnie de Robert Douvillez, menuisier de 23 ans, et de deux autres militants des Jeunesses communistes clandestines, Marcel Moroy distribue L’Avant-Garde n° 16 datée de juillet 1940 et titrée « Gloire à la jeunesse soviétique ». Soit pris en flagrant délit, soit dénoncés par un entrepreneur en maçonnerie de Bondy qui aurait intercepté un tract conservé par sa fille de 17 ans, ils sont appréhendés le 3 août par des gardiens de la paix du commissariat de la circonscription de Noisy-le-Sec. Le lendemain, 4 août, Robert Massiquat, de Bondy (qui sera déporté avec lui), est arrêté comme fournisseur des tracts, imprimés aux Lilas. Le commissaire fait conduire les cinq jeunes gens au Dépôt de la préfecture de police, à disposition de la justice militaire allemande sous l’inculpation d’infraction à l’ordonnance du gouverneur militaire de la région de Paris du 20 juin 1940.

Le 22 octobre suivant, Marcel Moroy est placé sous mandat de dépôt ou d’écrou.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du 1er étage. (montage photographique)

Le 8 février 1941, lors d’une audience au cours de laquelle sont jugés 48 militants communistes (dit « procès des cinquante » ?), dont dix-sept futurs “45000”, la chambre des mineurs (15e) du tribunal correctionnel de la Seine condamne Marcel Moroy à huit mois d’emprisonnement pour infraction au décret du 26 septembre 1939. Il est libéré (il a déjà été détenu six mois…). Néanmoins, comme les autres condamnés, il fait appel de la sentence le 28 février.