Marcel Mougin, vers 1930. Extrait d’une photo ci-dessous. © Collection Marcel Mougin, son petit-fils.
Alfortville, la mairie après la guerre. Carte postale, collection Mémoire Vive.
À partir d’août 1933 et jusqu’à son arrestation, Marcel Mougin est domicilié dans le groupe d’HBM (habitations à bon marché) de la commune d’Alfortville, au 101, rue Édouard-Vaillant, où il est concierge.
Alfortville, les HBM de la rue Édouard Vaillant. Carte postale recadrée.
Il adhère au Syndicat unitaire des employés et ouvriers des communes de la Seine, proche du Parti communiste.
Le 20 octobre 1935, il est délégué aux élections sénatoriales.
Dans les années 1930, une “partie de campagne” en famille, avec une amie, Juliette (tendant son verre sur la photo de gauche). © Collection Marcel Mougin, son petit-fils.
En 1937, son fils René (17 ans) entre en qualité de commis à la Recette municipale d’Alfortville. Il est membre de la section locale des Jeunesses communistes.
Au sein du rayon d’Alfortville du Parti communiste, les Mougin militent aux côtés de la famille Hanriot-Dupuis, qui habite dans le même groupe HBM : le père, André [à compléter…].
Le 13 septembre 1939, Marcel Mougin est rappelé à l’activité militaire et affecté au CM.Cie 21-223e régiment de Travailleurs.
Le 4 octobre suivant, le Président de la République – Albert Lebrun -, par décret et « sur la proposition du ministre de l’intérieur, suspend jusqu’à cessation des hostilités les Conseils municipaux » de 27 communes de la banlieue parisienne à majorité communiste, dont celui d’Alfortville, et les remplace par des Délégations spéciales composées de notables désignés.
Le 29 février 1940, le conseil de préfecture de la Seine déchoit Marcel Mougin de son mandat électoral pour n’avoir pas « répudié catégoriquement toute adhésion au parti communiste… », comme 17 autres élus municipaux d’Alforville (dont Henri Hannhart et Gaston Ruan) – avec effet rétroactif au 21 janvier. À la suite de cette décision, Marcel Mougin adresse au préfet de la Seine une lettre dans laquelle il déclare « désavouer la politique du parti communiste et signifie sa décision de s’en désolidariser ». Selon la 1re brigade des Renseignements généraux de la préfecture de police, il donne la preuve qu’il a abandonné toute relation avec les organisations dissoutes, « tant par son attitude anti-révolutionnaire que par ses déclarations publiques ».