Marcel OUVRIER

Matricule 45943
decede
Photo non trouvée pour Marcel OUVRIER
Image de remplacement. Photographie de Marcel OUVRIER non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Marcel, Eugène, Ouvrier naît le 2 août 1899 à Paris 6e, fils de Joseph Ouvrier, 25 ans, fabricant d’instruments de précision, et de Marie Martin, son épouse, 23 ans, couturière, domiciliés au 19, rue Saint-Placide. Cette dernière sera décédée au moment de l’arrestation de son fils.

Pendant un temps, Marcel ouvrier habite chez ses parents, alors domiciliés au 11, rue Rousselet à Paris 7e, et travaille comme fabriquant d’yeux artificiels.

Le 15 avril 1918, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 113e régiment d’infanterie. Le 23 avril 1919, il est nommé caporal. Du 1er mars au 1er juillet 1920, il est « a ppelé à servir en Asie Mineure, en Turquie d’Asie ». Le 20 mai, il passe au 412e RI. Au Levant en guerre, il contracte le paludisme avec une anémie profonde et des fièvres si fortes qu’il doit être rapatrié en France. Le 8 novembre suivant, il passe au 89e RI. Le 23 mars 1921, il est renvoyé dans ses foyers, et se retire chez ses parents, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Pendant un temps, il habite au 61, rue de Sèvres (Paris 6e). En décembre 1923, il demeure au 27, boulevard Beaumarchais (Paris 4e).

Marcel Ouvrier est artisan émailleur oculariste, fabricant d’yeux artificiels.

Le 31 mai 1924 à Athis-Mons (Seine-et-Oise / Essonne – 91), Marcel Ouvrier se marie avec Yvonne Reinette Baptiste, née le 10 octobre 1897 à Châtillon-sur-Loire (Loiret). Il ont un fils, Jean, né en 1928 à Paris ; probablement Jean Germain, né le 21 février 1928 à Paris 4e.

Fin juillet 1930 et jusqu’au moment de son arrestation, Marcel Ouvrier est domicilié au 72, route de Morangis, villa Champs de Mars, à Paray-Vieille-Poste [1] (91), commune voisine.

Marcel Ouvrier est président de la section locale de l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC).

En mai 1935, il est élu conseiller municipal de Paray-Vieille-Poste sur la liste du parti communiste et deuxième maire-adjoint. C’est seulement ensuite qu’il adhère au PCF.

Il est déchu de son mandat au début de 1940.

Durant la guerre, il est mobilisé comme « affecté spécial » aux usines Hispano-Suiza de Bois-Colombes (Seine / Hauts-de-Seine), travaillant dans une cabine d’émaillage (après son arrestation, il sera déclaré comme manœuvre). Selon la police, il rentre régulièrement à son domicile, ce qui lui permet de poursuivre son activité militante. Mais, lui-même déclare ne pouvoir rentrer que tous les quinze jours, au changement d’équipe.