Marcel, Adrien, Billebaut naît le 27 janvier 1899 à Germiny-l’Exempt (Cher), fils de Joséphine Billebaut, 17 ans, couturière, célibataire, et de père non dénommé. Le nouveau-né est présenté au secrétariat de mairie par une domestique de 34 ans. Le 5 novembre 1904, à Germiny-l’Exempt, il est reconnu et légitimé par le mariage avec sa mère d’Alphonse Renaud, 23 ans, cultivateur demeurant à Bessais(-le-Fromental), qui se déclare pour son père. En 1905, sa sœur Denise naît à Donnemarie-en-Montois (77), où la famille est alors domicilée, rue de Champeaux, dans le quartier de la Porte de Melun. Le père est devenu employé de tramway.
Avant guerre, la famille vient habiter à Mouy-sur-Seine (Seine-et-Marne). Marcel commence à travailler comme ouvrier agricole.
Le 20 avril 1918, il est incorporé comme soldat de 2e classe au 95e régiment d’infanterie. Le 21 janvier 1919, il passe au 501e R.I. Le 20 octobre suivant, il passe au 63e régiment d’artillerie. Le 1er janvier 1920, il passe à l’établissement central de D.C.A. de Chartres. Le 26 mars 1921, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 29 avril 1922, à Villefranche-sur-Cher, à 6 km de Romorantin (Loir-et-Cher – 41), Marcel Renaud se marie avec Simone Marie Sineau, née le 5 décembre 1900, fille de vignerons. Ils auront un enfant.
En novembre 1922, il déclare habiter à Jouy-le-Châtel (77).
En septembre 1923, il habite rue du Rioux à Villefranche-sur-Cher (41).
Fin août 1928, il est domicilié au 9 rue d’Arras à Paris 5e.
En septembre 1933, il est revenu à Villefranche-sur-Cher.
Au moment de son arrestation, Marcel Renaud est domicilié à Villefranche ; son adresse reste à préciser. Il est alors agent de ligne des Postes et Télégraphes à Romorantin, avec Roger Morand, fusillé à Orléans, et Joseph Filloux.
Romorantin. La Poste (à droite), au-dessus de la Sauldre. Carte postale non datée. Collection Mémoire Vive.
Le 25 décembre 1941, Marcel Renaud est arrêté à Romorantin pour manifestation anti-allemande (?) et condamné le 15 janvier suivant à huit mois de prison par le tribunal de la Kommandantur . Il est écroué à Orléans.
Le 30 avril 1942, à Romorantin, cinq résistants communistes sont découverts par des soldats allemands alors qu’ils distribuent des tracts. Armés, ils ne se laissent pas arrêter et blessent les soldats, dont l’un succombe à ses blessures. Les mesures de représailles prévoient l’exécution immédiate de dix communistes, Juifs et de proches des auteurs présumés. Vingt autres personnes doivent être exécutées si au bout de huit jours les « malfaiteurs » ne sont pas arrêtés. Des rafles sont opérées dans la ville et dans le département afin de pouvoir « transférer d’autres personnes vers l’Est, dans les camps de travaux forcés . »