Marcel SIMON

Matricule 46105
decede
Photographie de Marcel SIMON
Search for: 1920-1936 1938 – 1941 1939 – 1942 1940 – 1942 Politique des otages Le contexte historique en 1940-1941 Qui sont les 45000 et les 31000 d’Auschwitz-Birkenau Lieux de détention Répression et détention allemande : le “camp des Communistes” à Compiègne-Royallieu Aincourt, un camp français pr
Convoi 45000

Marcel SIMON naît le 16 novembre 1921 à Saint-Ouen [1] (Seine-Saint-Denis – 93)

Au moment de son arrestation, il est domicilié à Saint-Ouen ; son adresse reste à préciser.

Il est tourneur sur métaux, selon Fernand Devaux.

À des dates et pour un motif restant à préciser, il est arrêté – peut-être écroué pendant un temps à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e) -, puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). (il ne passe pas par Rouillé…)

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Marcel Simon est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 46105 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.

Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20.

Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire, ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos .

Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – la moitié des membres du convoi est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir. Aucun document ni témoignage ne permet actuellement de préciser dans lequel des deux sous-camps du complexe concentrationnaire a été affecté Marcel Simon.

Il meurt à Auschwitz le 1er décembre 1942, d’après les registres du camp. Il a 21 ans.