Marcelle FUGLESANG

Matricule 31826
survivant
Photographie de Marcelle FUGLESANG
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.
Convoi 31000

Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Marcelle Fuglesang naît dans le faubourg de Christiana (?) à Oslo (Norvège), le 21 février 1903, fille de Jørgan Jacob Fuglesang, 27 ans, Norvégien installé à Paris où il possède une affaire d’importation (“commissionnaire en marchandises”), et de Marguerite Claire Brunet, 24 ans, son épouse, fille d’un fabriquant de meubles parisien, mariés le 29 mai précédent à Paris 3e.

La France comme destin

En juillet 1914, le père de famille emmène sa femme et ses quatre enfants passer les vacances dans son pays, en Norvège, comme tous les ans.

La guerre les empêche de revenir en France. Monsieur Fuglesang se fait une nouvelle situation à Oslo et décide d’y rester. Mais Marcelle veut finir ses études à Paris. Elle tient sans doute plus de sa mère, qui est née française et de qui elle obtiendra la nationalité une vingtaine d’années plus tard.

En 1920, Marcelle Fuglesang est de retour à Paris. Elle y fait des études d’infirmière, d’assistante sociale, de puéricultrice. Elle aime la France, elle en adopte les manières, les idées, la religion : elle se convertit au catholicisme, pratiquant avec ferveur.

En 1931, elle est recensée comme infirmière à la Maison-école d’Infirmières Privées du 2 place de la Porte de Vanves.

Elle aime la France, elle en adopte les manières, les idées, la religion : elle se convertit au catholicisme, pratiquant avec ferveur.

Début 1936, « Mademoiselle Fuglesang » dépose une demande de naturalisation française auprès du service ad hoc (dépendant du bureau du Sceau du ministère de la Justice), qu’elle obtient fin mai, après examen de son dossier par la Sûreté nationale. Elle habite alors chez un oncle maternel, Louis Brunet, 84 ans, domicilié au 10 villa Saint-Jacques (14e arrondissement). Marcelle se déclare comme assistante sociale (?) au 44 rue de Lisbonne (8e arrondissement, quartier Europe).

Une fervente patriote

En 1939, elle exerce dans un sanatorium antituberculeux.

Début septembre, quand débute de la Seconde Guerre mondiale, elle s’engage dans l’armée comme infirmière. En avril 1940, quand part l’expédition militaire franco-britannique vers Narvik, afin de couper l’approvisionnement du IIIe Reich en minerai de fer suédois, nécessaire à son industrie de guerre, Marcelle Fuglesang fait valoir que sa connaissance du norvégien sera utile, et rejoint une antenne chirurgicale qui arrive dans le port au moment où le corps expéditionnaire français rembarque pour la France, sur ordre de l’amirauté britannique (24 mai-8 juin 1940).