Marguerite Germaine Bauché naît le 3 octobre 1894 à Hennebont (Morbihan – 56), fille de Pierre-Marie Bauché, 27 ans, quartier-maître mécanicien de la Marine, et de Marie-Françoise Le Bayon, 26 ans, son épouse.
Le 4 janvier 1918, à Lorient (56), elle se marie avec Eugène Vabuye (?).
Le 4 septembre 1923, à Lorient, elle se marie avec Louis Eloi Chavaroc, né dans cette ville le 1er décembre 1900.
Fin octobre 1923, celui-ci est recensé au 19 rue Rivay à Levallois-Perret (Seine / Seine-Saint-Denis). En mars 1927, il habite au 134 bis, rue Chevallier, dans cette commune.
En janvier 1930, il déclare habiter au 44 rue de l’Odet à Quimper (Finistère).
Fin mars 1939, il déclare habiter au 11 rue Aristide Briand à Quimper, sur les bords de l’Odet.
Les Chavaroc sont tous deux d’origine modeste, mais Louis réussi à monter une belle affaire d’électricité automobile.
Dès le mois d’avril 1941, Louis Chavaroc est un membre très actif du réseau Johnny, qui opère en Bretagne depuis mars et s’occupe principalement de recueillir des informations sur les bateaux de guerre allemands stationnés à Brest. Titulaire d’un Ausweiss – laisser-passer établi par l’administration militaire allemande, Louis Chavaroc s’occupe notamment du transport des émetteurs. Marguerite le seconde en recevant à son bureau les courriers émanant des sources de renseignement. À la suite d’une première vague d’arrestations, le réseau doit abandonner ses points d’émission du Finistère et les transfère à Rennes (voir Alizon).
Le 14 février 1942, les Chavaroc sont arrêtés à Quimper par l’ Abwehr d’Angers (le réseau cessera d’exister en juillet suivant, pratiquement anéanti par les arrestations).
Comme les sœurs Alizon, de Rennes, Marguerite Chavaroc passe d’une prison à l’autre : de Rennes (Ille-et-Vilaine) à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e), puis à l’établissement pénitentiaire de Fresnes (Seine / Val-de-Marne) – toujours seule en cellule et au secret (très certainement en détention allemande).
Le 10 novembre 1942 (le même jour que Lina Kühn, Simone et Marie Alizon), Marguerite Chavaroc est internée au Fort de Romainville, sur la commune des Lilas (Seine / Seine-Saint-Denis), où elle est enregistrée sous le matricule n° 1192.
Sous l’Occupation, le bâtiment d’entrée du camp allemand était surmonté d’un mirador. Carte postale des années 1900. Coll. Mémoire Vive