Marius GUÉRIN

Matricule 45632
decede
Photographie de Marius GUÉRIN
Marius Guérin le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/01/guerin-marius/
Convoi 45000

Marius Guérin naît le 24 avril 1905 à Provins (Seine-et-Marne – 77), à l’Hôtel-Dieu, au 5, rue Saint-Thibault, fils d’Ernest Guérin, 39 ans, manouvrier, et de Marie Mouzet, son épouse, 35 ans, manœuvrière, domiciliés au village de Sourdun, 5 km à l’est de Provins.

De la classe 1925, Marius Guérin effectue son service militaire au 46e régiment d’Infanterie à Fontainebleau.

Le 8 mars 1929, à Sancy-les-Provins, il se marie avec Marguerite Noël, née en 1906 à Augers-en-Brie (77), couturière, habitant jusque-là chez ses parents, rue du Calvaire (déclarée « infirme » en 1941 ?). Ils ont un fils, Jacques, né en 1930 à Provins.

Au printemps 1931, la famille est domiciliés au 6 place du Cloître Notre-Dame à Provins. Marius est alors ouvrier agricole chez Garcot.

Au printemps 1936 et jusqu’au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée à Sourdun, quartier Nord-Est. Marius est alors ouvrier agricole chez Rigollet, entrepreneur de battage.

Ouvrier agricole (tâcheron), il est aussi employé comme bûcheron.

Militant communiste, il est trésorier de la cellule de Sourdun en 1938 et 1939.

Le dimanche 19 octobre, Marius Guérin est appréhendé à son domicile dans la cadre d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre des communistes de Seine-et-Marne, pris comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte – incendies de meules et de hangars – ayant eu lieu dans le département.

Il est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), parmi 86 Seine-et-Marnais arrêtés en octobre (42 d’entre eux seront des “45000”). Il y est enregistré sous le matricule n° 1731.

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont à pied conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.