Maurice AUVRAY

Matricule 45187
decede
Photographie de Maurice AUVRAY
Maurice Auvray in « De Caen à Auschwitz « — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/auvray-maurice/
Convoi 45000

Maurice, Marcel, Ferdinand, Auvray naît le 23 janvier 1920 au petit village d’Orbois (Calvados – 14) [1], fils de Victor Auvray, 40 ans, boulanger, et de Julienne Léontine Le Boeuf, 24 ans, son épouse. À sa naissance, Maurice à déjà une sœur Yvonne, née le 10 février 1916, et, un frère, Georges, né le 28 mars 1918, tous deux à Orbois.

Le 4 août 1914, suite au décret de mobilisation générale, leur père avait été rappelé à l’activité militaire au 23e régiment territorial d’infanterie. Le 30 mai 1916, il était passé au 281e régiment d’infanterie. Le 10 juin 1918, il était passé au 125e R.I. Le 1er février 1919, il avait été envoyé en congé illimité, se retirant à Orbois et reprenant son métier de boulanger.

Le 6 septembre 1921, la famille s’agrandit avec Simone, née elle aussi à Orbois. Puis, le 28 février 1924, Hélène Solange naît à Sainte-Marie-aux-Anglais (14) [2]. Le 8 octobre 1926, Odette naît à Gonneville-sur-Merville (aujourd’hui, Gonneville-en-Auge – 14), alors que la famille habite le quartier de l’église et que le père est “journalier” chez un fermier.

En 1931, la famille est installée au 19, rue de Bretagne, dans une cité ouvrière de Dives-sur-Mer (14). Le père de famille est alors devenu ouvrier d’usine à l’“Électro”, probablement la Société générale d’électrométallurgie, fonderie de cuivre et autres alliages, unique industrie de la commune au bord de la Dives. Naissent encore deux fils : Jean, le 8 février 1932, et André en 1933.

Dives-sur-Mer dans les années 1900. Au-delà de l’usine et de la Dives, la station balnéaire de Cabourg. Carte postale, collection Mémoire Vive.

En 1936, la fille aînée, Yvonne, 20 ans, est devenue ouvrière à l’“Électro”. Georges, le fils aîné, 18 ans, est ouvrier boulanger.

Maurice Auvray, 16 ans, est alors ouvrier imprimeur.

Au moment de son arrestation, le jeune homme est encore domicilié chez ses parents : il est célibataire (il a 22 ans).

Le 2 mai 1942, Maurice Auvray est arrêté par la police française ; il figure comme “communiste” sur une liste d’arrestations exigées par la Feldkommandantur 723 de Caen à la suite du deuxième déraillement d’un train de permissionnaires allemands à Moult-Argences (Airan) [3].

Maurice Auvray est conduit à la maison d’arrêt de Pont-l’Évêque comme quatre (ou six) autres habitants de Dives.

Le 3 mai, remis aux autorités d’occupation, ils sont emmenés au “petit lycée” où sont rassemblés les otages du Calvados.

Le 4 mai au soir, Maurice Auvray fait partie du groupe de détenus conduits à la gare de marchandise de Caen pour être transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). Ils y arrivent le lendemain, 5 mai, en soirée.