Maurice CLOUET

Matricule 46228
decede
Photographie de Maurice CLOUET
Maurice Clouet, collection © Max Valentin, envoi de M. Jean Paul Nicolas — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/01/clouet-maurice-andre/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Maurice Clouet naît le 18 juillet 1916 au Houlme (Seine-Maritime [1] – 76), dans la vallée du Cailly, au nord-ouest de Rouen, fils d’Adolphe Clouet, 41 ans, et de Louise Lenud, 37 ans, son épouse, ouvriers du textile (teinturiers). Maurice a deux frères et une sœur plus âgés.

En 1921, la famille est domiciliée rue de la Vallée, au Houlme.

Maurice Clouet devient ouvrier métallurgiste (comme l’a noté Louis Eudier, “45000” rescapé du Havre). En 1936, il est manœuvre chez Borschineck (?) et vit seul avec sa mère.

Il est adhérent des Jeunesses communistes de 1935 à 1937, puis du Parti communiste.

À partir de 1935, il est membre de la Lyre prolétarienne , groupe artistique composé d’ouvriers et d’ouvrières qui présente des revues théâtrales dans les communes industrielles de la vallée du Cailly et, en 1936, dans les usines occupées par les grévistes.

Le 30 novembre 1940, Maurice Clouet se marie avec France Deschamps, née en 1919, ouvrière d’usine.

Au moment de son arrestation, il est toujours domicilié rue de la Vallée, au Houlme.

Sous l’occupation, il distribue des tracts anti-allemands et des journaux clandestins.

Le 10 avril 1941, l’inspecteur de police spéciale Fernand Madeleine rédige un rapport concernant une : « … distribution de tracts et de papillons dans les communes de Malaunay et du Houlme dans les nuits du 9 au 10 mars et du 3 au 4 avril […] Les individus qui ont participé à ces distributions n’ont pu, en dépit de mes investigations, être identifiés à ce jour. Cependant, mes soupçons se sont portés sur un nommé Clouet Maurice … ».

Dans la nuit du 21 au 22 octobre, Maurice Clouet est arrêté à son domicile sur ordre des autorités d’occupation. Le 24 octobre, il est déjà interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne [2] (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 – Polizeihaftlager) , sous le matricule n° 1909.

Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : le « camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.