Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Maurice, Joseph, Coulin naît le 1er décembre 1901 à Charenton-le-Pont [1] (Seine / Val-de-Marne – 94), fils d’Eugène Coulin, 29 ans, livreur puis sommelier, et de Marie Derre, 26 ans, son épouse.
Pendant un temps, Maurice Coulin travaille comme maçon. Il habite alors chez ses parents, au 16 rue Ernest-Renan à Ivry-sur-Seine (94).
Le 5 avril 1921, il est incorporé au 12e régiment du Génie, arrivant au corps six jours plus tard. Il participe à l’occupation des pays rhénans du 9 avril suivant au 21 juin 1922. Le 14 novembre 1922, il est affecté au 10e régiment du Génie. Le 30 mai 1923, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 17 mai 1924 à Ivry, Maurice Coulin se marie avec Annie Chambon. Ils ont un garçon : Maurice (dit “Loulou”), né à paris le 25 juillet 1924.
En novembre 1934, la famille habite au 128, avenue du Chemin de fer – conduisant à la gare – (av. P. Vaillant-Coututier, 9-02-1945), à Vitry-sur-Seine [1] (94).
Maurice Coulin père est chauffeur mécanicien à la ville de Vitry ; là où il habite se trouvent une ambulance et une balance pour véhicules (un voisin exerce le même emploi que lui) ; plus tard, la police le déclare, avec son épouse, comme « anciens concierges de l’annexe de la mairie ».
Il est radio-amateur, également passionné de moto.
Militant communiste de la section d’Ivry (?), il est responsable en 1933 de la revue communiste en langue polonaise Nowezy (RG ?).
En décembre 1939, il est renvoyé pour propagande communiste. Au moment de son arrestation, il est domicilié au 25, rue Talma, probablement après avoir dû quitter un logement de fonction.
Le 22 octobre 1940, à Vitry, son fils de 16 ans, “Loulou”, devenu fraiseur, est interpellé au cours d’une manifestation de chômeurs, puis relâché.
Dans la nuit du 30 avril au 1er mai 1941, devant le stade municipal, à la veille d’une fête du Travail interdite, “Loulou” Coulin est arrêté par des agents du commissariat d’Ivry-sur-Seine avec les frères Georges (18 ans) et Marcel Perrine (15 ans), également membres des Jeunesses communistes clandestines de Vitry. Ils sont pris en flagrant délit alors qu’ils peignent des « inscriptions sur les murs des immeubles de la localité » et en possession de nombreux tracts ; les policiers tirent sur eux. Ils sont emmenés au poste de police de Vitry où ils sont brutalement interrogés, puis au commissariat d’Ivry. Au cours de la journée suivante, huit de leurs camarades sont également arrêtés, dont Jean Hernando et Julien Massé… Tous sont conduits au dépôt de la préfecture de police de Paris.