Maurice FERSTLA

Matricule 46274
decede
Photographie de Maurice FERSTLA
Les filles de Maurice Ferstla : Claudine Frerstla, son épouse Chana et Jeanne Ferstla, toutes trois déportées à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/02/ferstla-maurice/
Convoi 45000

Maurice Ferstla naît le 27 janvier 1893 à Ulstrom ou Ustron (Pologne) Listrow ou Ulstrom (Pologne), fils de Chaïm Ferstla et de Kajla Feldmann, son épouse.

En France, il conserve la nationalité polonaise.

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 5, rue du Soleil à Paris 20e (75), vers la rue de Belleville. Il est marié avec Chana.

Maurice Ferstla est tailleur pour dames.

La date de son arrestation reste à préciser.

D’abord interné au camp de la cité de la Muette à Drancy (Seine / Seine-Saint-Denis) – matricule 2779, escalier 2, chambre 14 -, il fait partie des 784 internés juifs “aptes au travail” transférés le 29 avril 1942 au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Inscrit sur la liste (n°259) du convoi du 5 juin 1942, Maurice Ferstla est finalement sélectionné pour le convoi suivant avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler). Maurice Ferstla est désigné comme otage juif.

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Maurice Ferstla est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 46274 (aucune photo de détenu de ce convoi n’a été retrouvée après le matricule 46172).

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Après les premières procédures (tonte, désinfection, attribution d’un uniforme rayé et photographie anthropométrique), les 1170 arrivants sont entassés pour la plupart dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit.