Maurice Fontès naît le 17 février 1907 à Paris 15e (75), chez ses parents, Albert Fontes, 24 ans (Saint-Étienne, près Allègre, Haute-Loire, 18 août 1882), ouvrier mouleur, et Louise Annat, 22 ans, journalière, domiciliés au 3 bis, rue Payen, vers le pont Mirabeau (le couple se mariera le 10 mai 1913, le père étant alors déclaré comme égoutier et la mère comme perceuse ; Léon Fontes, son oncle, qui habite au 1 rue Payen, se mariant le même jour dans la même mairie). Le 18 avril 1913, le tribunal civil de 1ère instance de la Seine prononce un jugement selon lequel l’acte de naissance est rectifié « en ce sens que le nom patronymique de l’enfant déclaré et de son père sera écrit Fontes sans accent sur l ’e au lieu de “Fontès” ».
Ayant accompli son service militaire en 1902, son père, Albert Fontes, 36 ans, est rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914 et rejoint le 8e régiment d’artillerie quatre jours plus tard. Il passe successivement au 27e régiment d’artillerie de campagne, puis au 37e RA. En octobre 1916, il est promu brigadier. Le 25 décembre suivant, il est détaché au dépôt des Métallurgistes, 19 rue d’Entrée à Paris. Dès lors, il n’est plus « aux armées » et sera mis en congé le 12 mars 1919.
En décembre 1924, la famille habite au 89, avenue de l’Hôtel-de-Ville à Choisy-le-Roi [1] (Seine / Val-de-Marne – 94).
Formé pendant trois ans à l’école d’apprentissage des usines Panhard-et-Levassor, Maurice devient ouvrier ajusteur.
De 1927 à 1928, Maurice Fontes fait son service militaire dans l’aviation maritime (Brest, Rochefort, Istres).
En 1929, il est domicilié au 32, rue Anatole-France à Choisy. Au moment de son arrestation, il habite au n° 89 de cette rue.
De 1930 à 1934, il travaille comme poseur dans une entreprise de fabrication de volets, persiennes et rideaux métalliques, les Établissements Jacquemet et Mesmet, sise au 98, rue de la Convention, à Paris 15e.
Le 1er avril 1933, à Choisy-le-Roi, il se marie avec Simone Chéron. Ils ont une fille : Monique, née le 25 février 1933.
Après avoir travaillé chez Citroën
En janvier 1935, il est embauché comme ajusteur à l’usine “d’aviation” de la Société des Moteurs Gnome et Rhône (SMGR – future SNECMA) du boulevard Kellerman (Paris 13e), entreprise où travaille également son père, comme ajusteur, depuis 1931.
Lors de grèves de juin 1936, Maurice Fontès adhère à la CGT des Métaux (FSI) et au Parti communiste, et devient secrétaire de la cellule « du 4e étage » de son entreprise, responsable de la presse (cellule 1305 ?).
Militant très actif, il est en contact avec des cadres du PC comme Robert Genty, de Paris 13e, Aimé Maizières (?), conseiller municipal de Choisy, et Jules Genoux, responsable à Choisy du journal Le Travailleur .