Maurice FROMENT

Matricule 46237
inconnu
Photographie de Maurice FROMENT
Maurice Froment © Alfred Rossolini op. cité — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/05/froment-maurice/
Convoi 45000

Photographié en militaire (accomplissant son service national en 1929 ?). Revue Pagus Orniensis, bulletin périodique de l’association Mémoire du Pays de l’Orne, n° 11, mars 1993, page 21.

Maurice Froment naît le 4 janvier 1909 à Auboué (Meurthe-et-Moselle – 54), fils d’Albert Froment, employé des mines (mineur ?), et de Marie Gény. Adulte, Maurice Froment est un homme plutôt grand (1m75).

Auboué. Les Cités du Tunnel. Carte postale non datée. Collection Mémoire Vive.

Maurice Froment est manœuvre de mine (de fer) à Auboué. Pendant, un temps, il est employé à la briqueterie de l’usine sidérurgique.

Auboué. Vue sur l’usine. Carte postale oblitérée en 1950. Coll. Mémoire Vive.

C’est un adhérent du Parti communiste.

Sportif, il est adhérent à la section d’Auboué de la Fédération sportive et gymnique de Travail (FSGT), photographié dans un groupe lors d’une fête sportive en 1936.

Le 30 novembre 1938, Maurice Froment participe au mouvement national de grève pour la défense des acquis du Front populaire. Il est licencié par la direction de la mine, mais continue à habiter dans la cité ouvrière.

Après l’armistice, il sollicite une nouvelle embauche. Comme elle manque d’ouvriers et qu’elle pense que les événements de juin 1940 l’ont “assagi”, la direction accepte de le reprendre. On ne signale ensuite de sa part « qu’un ralentissement dans son travail, qu’il a attribué – comme d’autres du reste – aux restrictions de la nourriture ».

Le 14 juillet 1941, Maurice Froment fait partie des militants communistes connus (au moins cinq) appréhendés pour interrogatoire par la police française à la suite des actions patriotiques organisées clandestinement à Auboué le jour de la Fête nationale. Il est « interné par mesure administrative à la Maison d’arrêt de Briey ». Cependant, tous (?) sont libérés le jour même, faute de preuve.

Fin janvier 1942, il semble que Maurice Froment fasse partie d’un petit groupe d’« éléments venus du fond » de manière provisoire afin de renforcer l’équipe de déchargement du minerai au stockage de l’Orne, qui travaille de 8 heures à 16 heures. Le chef d’équipe constate que celle-ci fait moins de rendement que les précédentes. Il trouve souvent ce personnel dans la baraque auprès du brasero, alors qu’il y a du travail à faire entre l’arrivée des rames, et doit intervenir pour qu’ils en sortent.

Dans un rapport ultérieur, un de ses supérieurs hiérarchiques, ingénieur électricien de l’usine, écrit : « Il est de mon devoir de signaler qu’un nommé FROMENT (Maurice) était particulièrement surexcité depuis quelques jours, manifestant beaucoup de mauvaise volonté et empêchant ses camarades de travailler sous prétexte du froid trop vif. Cependant, le nécessaire avait été fait en pareil cas : à un travail d’une demi-heure, devait succéder un repos de même durée pour permettre aux ouvriers de se chauffer. La mauvaise volonté et la surexcitation de Froment, la veille du sabotage, pourrait laisser supposer qu’il n’est pas étranger à l’affaire. »