Maurice GRANJON

Matricule 45628
decede
Photographie de Maurice GRANJON
Fiche d’otage de Maurice Granjon — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/01/granjon-maurice-marcel/
Convoi 45000

Maurice, Marcel, Granjon naît le 8 décembre 1895 à Paris 20e, chez ses parents, Joseph Granjon, 31 ans, et Joséphine Pierre, son épouse, 31 ans, tous deux “journaliers”, domiciliés au 5, rue de Terre-Neuve.

Le 21 décembre 1907, sa mère, alors couronnière, décède à 20 heures au domicile conjugal, 58 rue des Haies, âgée de 43 ans ; décès déclaré à la mairie par son époux et par un boulanger du 34 rue de la Réunion. Le 29 janvier 1911, son père, alors cantonnier, décède à 10 h 30 à l’hôpital psychiatrique Saint-Anne au 1, rue Cabanis (Paris 14e), âgé de 47 ans ; décès déclaré à l’état civil par deux employés de l’établissement. Maurice Granjon a alors 15 ans.

Le 28 septembre 1914, à la mairie du 10e arrondissement, âgé de 19 ans, il s’engage volontairement pour la durée de la guerre et rejoint le 55e régiment d’artillerie. Le 12 octobre suivant, il passe au 141e régiment d’infanterie.Le 7 janvier 1915, il passe au 153e R.I. Le 7 août suivant, il passe au 7e bataillon de chasseurs à pied. Le 11 octobre, il passe au 116e BCP, dans la 1re compagnie. Le 26 octobre 1916, lors d’une offensive française en contrebas du fort de Douaumont (Meuse), il subit une contusion du poignet droit par éclat d‘obus. Le 27 novembre, lors d’exercices au cantonnement (?), il n’est que légèrement blessé, retournant « aux armées » dès le 3 décembre. Le 15 décembre suivant, au-delà du fort de Douaumont, lors de l’attaque de l’ouvrage de Bézonvaux, prolongée jusqu’au village détruit, il est de nouveau blessé. Il bénéficie sans doute d‘une permission de convalescence, car…

Le 20 janvier 1917 à Paris 20e, Maurice Granjon, se déclarant comme boulanger (sic) et domicilié au 40, rue du Volga, se marie avec Ernestine Kieffer, cartonnière de 21 ans, ayant elle aussi perdu ses parents prématurément.

Le 6 février suivant, le chasseur de 2e classe rejoint son unité dans le secteur de Verdun. Trois mois plus tard, le 5 mai, lors d’une attaque française sur le plateau du Chemin des Dames (Aisne), au delà du Bois Paradis, en direction de la tranchée de Fiume et de la sucrerie de Cerny-en-Laonnois fortifiée par les troupes allemandes, Maurice Granjon est blessé par un éclat d’obus lui occasionnant des plaies à l’épaule et au bras gauche (certains tirs de soutien de l’artillerie française étant trop courts) ; le bilan de cette journée d’offensive inaboutie est de 28 tués, 99 blessés, 2 disparus.

Aspect de la sucrerie de Cerny à l’issue de la guerre. Carte postale non datée, collection Mémoire Vive.

Évacué, Maurice Granjon est hospitalisé jusqu’en juin. Il retourne aux armées le 25 juillet. Le 15 juillet 1918, il passe au 500e régiment d’artillerie lourde. Le 13 septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation et se retire au 44, rue du Volga. Il est titulaire de la Croix de guerre, de la Médaille militaire et de la médaille de Verdun (il sera proposé pour la Légion d’honneur en 1940…).

Dans les années 1920, il habite à Bagnolet, d’abord au 37, rue du Clos-Breton, puis au 49, avenue Galliéni. En 1925, déclaré comme ébéniste, il habite chez Édouard Joseph Kieffer, découpeur de bois, au 362, rue Étienne-Marcel.

Le 18 juillet 1927, le tribunal civil de la Seine prononce le divorce d’avec son épouse.

À partir de 1927, Maurice Granjon travaille comme ébéniste plaqueur aux Établissement Doré, sis au 20, rue Louis-Philippe, au Havre (Seine-Inférieure / Seine-Maritime [1]).

En février 1928, il habite au 23, rue Saint-Roch dans cette ville. Puis, à partir de septembre 1930, au 24, rue Louis-Philippe.

Le 2 décembre 1932, dans cette ville, il épouse Marie Alice Aline Garrec, 34 ans, née le 18 juillet 1898 à Penmarch (Finistère). Ils ont deux fils : Maurice, reconnu au moment de leur mariage, et Georges Marcel, né le 13 mars 1933 au Havre ; à vérifier… (âgés respectivement de 15 et 8 ans à la fin 1941).