Maurice, Édouard, Descaves naît le 18 septembre 1900 dans le village de Montchauvet (Seine-et-Oise / Yvelines), fils de Maria Descaves, 19 ans, elle-même fille d’un charron ; au recensement de 1901, elle vit avec son enfant chez son père, rue de Bretagne. Le 27 juin 1903 à Montchauvet, la jeune femme se marie avec Léopold Guy, ouvrier agricole de 25 ans né dans le village voisin de Dammartin-en-Serve. Au recensement de 1906, ils vivent ensemble dans la rue de Dreux à Montchauvet : deux autres enfants sont nés, Henri en 1903 et Ida en 1905, mais Maurice est encore dénommé Descaves. Au recensement de 1911, il a pris le nom de Guy. Une petite fille est née en 1908 : Odette..
Maurice Guy acquiert une formation de mécanicien et vient habiter au 72, avenue Jean-Jaurès à Puteaux (Seine / Hauts-de-Seine) [1].
Du bureau de recrutement de Versailles, il est appelé à accomplir son service militaire le 6 octobre 1920 comme soldat de 2e classe au 44e régiment d’infanterie, arrivant au corps le lendemain. Le 24 mai 1921, il passe au 27e régiment de tirailleurs algériens. Il participe alors à la campagne de Syrie. Le 18 juillet 1922, il passe en subsistance au 46e RI. Le 26 septembre suivant, il est renvoyé dans ses foyers et se retire à Montchauvet.
Le 30 avril 1923, il loge à l’hôtel Magner, au 25 rue du Moulin-de-la-Tour à Gennevilliers (Seine / Hauts-de-Seine) [1].
Il habite bientôt chez la mère de sa compagne, au 15, avenue Chaudon à Gennevilliers. Veuve, celle-ci est établie marchande de vins, exploitant un débit de boissons.
Le 1er mars 1924 à Gennevilliers, Maurice Guy se marie avec Suzanne Truffy. Ils auront un fils, James, né le 13 août 1929.
À une date restant à préciser, Maurice Guy adhère au sous-rayon de Gennevilliers de la Fédération de la région parisienne du Parti communiste. Il est également membre de la section française du Secours rouge international.
Le 7 mars 1926, Maurice Guy est présenté aux élections municipales complémentaires de Gennevilliers sur la liste du Bloc Ouvrier et Paysan, mais n’est pas élu.
Ajusteur-outilleur de profession, il est responsable du Syndicat des Métaux CGT de Gennevilliers. Mais il est licencié après avoir dirigé plusieurs grèves.
Le 10 octobre 1929, Maurice Guy obtient le certificat de capacité de chauffeur de taxi. Il adhère alors à la Chambre syndicale des Cochers-chauffeurs de la Seine.
Le 14 juillet 1926, sur l’avenue des Champs-Élysées, avec deux camarades, il siffle des troupes qui y défilent. Ils sont interpellés par des gardiens de la paix, mais un de ses compagnons frappe un agent qui l’appréhendait. Après un passage par le commissariat de police du quartier des Champs-Élysées, ils sont conduits au dépôt de la préfecture de police pour rébellion et voies de fait, puis relaxés le lendemain. Cependant, l’affaire est alors confiée à un juge du tribunal correctionnel de la Seine. Le 29 octobre suivant, la 11e chambre condamne Maurice Guy à 4 mois d’emprisonnement avec sursis et 100 francs d’amende pour violence à agents.
En 1931, il est invité à Moscou par le gouvernement de l’URSS afin d’y assister aux fêtes du 1er mai avec d’autres militants, voyage connu de la Sûreté générale en France. Ayant obtenu son passeport le 9 avril, il part le 18 avril pour un séjour d’un mois.