Maurice OSTORERO

Matricule 45941
decede
Photographie de Maurice OSTORERO
Maurice Ostorero © Roger Ostorero — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2017/09/maurice-ostorero-roger-ostorero/
Convoi 45000

Maurice Ostorero naît le 3 février 1910 à Thil, à l’ouest de Villerupt (Meurthe-et-Moselle – 54), fils de Félix Ostorero et de Marceline Dodelingen.

En 1930, il effectue son service militaire au 38e régiment d’aviation à Thionville.

Le 18 mars 1938 à Thil, il se marie avec Marie Louise François. Ils ont un enfant. Au moment de son arrestation, Maurice Ostorero est domicilié au 8 de la Cité Sors à Thil.

Il est électricien.

Syndiqué à la Fédération du Sous-sol, il est délégué des ouvriers de 1936 à 1938.

Selon une liste manuscrite de quarante-quatre internés établie ultérieurement par le chef du centre de séjour surveillé d’Écrouves, Maurice Ostorero “démissionne” de son syndicat à une date restant à préciser.

C’est un militant actif du PC et du Comité de soutien à l’Espagne républicaine avant guerre à Thil.

La police française note qu’il s’est fait remarquer au cours de différentes manifestations communistes.

Le 26 juin 1941, le préfet signe un arrêté ordonnant son internement administratif à la suite d’une distribution de tracts communistes dans son secteur d’habitation. Maurice Ostorero est arrêté par les gendarmes de Briey et interné quinze jours à la Maison d’arrêt de cette ville.

Dans la nuit du 4 au 5 février 1942, un groupe de résistance communiste mène une action de sabotage contre le transformateur électrique de l’usine sidérurgique d’Auboué qui alimente également dix-sept mines de fer du Pays de Briey. Visant une des sources d’acier de l’industrie de guerre allemande (Hitler lui-même s’en préoccupe), l’opération déclenche dans le département plusieurs vagues d’arrestations pour enquête et représailles qui concerneront des dizaines de futurs “45000”.

Le nom de Maurice Ostorero figure – n°28 – sur une « liste communiquée le 19 (février ?) au soir à la KK (Kreiskommandantur) de Briey par le sous-préfet » pour préciser la nationalité de cinquante-trois hommes de ce secteur.

Le 23 février, il est arrêté par la police allemande et conduit au centre de séjour surveillé d’Écrouves, près de Toul (54), dans un groupe de vingt-cinq otages en attente « d’être dirigés sur un autre camp sous contrôle allemand en France ou en Allemagne » ; ils y rejoignent quatorze autres otages arrivés la veille.