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Maurice Raimond commence à travailler comme cordonnier.
De la classe 1919 et classé dans la 5e partie de la liste en 1918 pour le service militaire, son incorporation est ajournée pour faiblesse et hydrocèle, et reportée au contingent de 1920. Le 15 mars 1920, Maurice Raimond rejoint comme soldat de 2e classe le 3e régiment de bombardement. Le 1er août suivant, il passe au 12e régiment d’aviation. S’il s’agit bien du 12e régiment d’aviation de bombardement, dépendant de l’Armée française du Rhin, celui tient alors garnison à Neustadt, dans le Palatinat, en attendant la signature du traité de Paix. Le 19 février 1922, Maurice Raimond est envoyé dans la disponibilité, titulaire d’un certificat de bonne conduite.
Le 2 septembre 1922 à Château-Thierry, Maurice Raimond se marie avec Germaine Lemret, née le 9 janvier 1905 dans cette ville. Ils auront une fille, née peu après leur mariage.
En 1925, Maurice Raimond travaille comme ouvrier en chaussures et habite rue de la Madeleine, à Château-Thierry.
En septembre 1927, il demeure au 3, rue des Mignottes à Paris 19e.
Maurice Raimond adhère au Parti communiste en 1932.
À partir de 1934 et jusqu’à son arrestation, Maurice Raimond est domicilié au 9, rue Arthur-Rozier à Paris 19e, à proximité de la place des Fêtes. Il a également un lien – qui reste à préciser – avec Vitry-sur-Seine (Seine / Val-de-Marne).
Toujours ouvrier cordonnier, Maurice Raimond travaille pour des selliers ou des fabricants de chaussures.
Puis, entre 1936 et 1939, il devient permanent appointé du Secours populaire de France et des colonies (ex-section française du Secours rouge international), parmi les cinq secrétaires nationaux dont Émile Bureau, qui sera déporté avec lui. Maurice Raimond est administrateur ou directeur du périodique de l’association, La Défense, créé en 1926. Il est membre de la cellule n° 1050 à la 19e section de Paris-Ville du Parti communiste. Le 17 janvier 1936, il dépose auprès du parquet du tribunal de première instance de la Seine une déclaration de gérance de la revue Unité pour l’aide et la défense , ainsi que de sa version allemande : Einheit für Hilfe und Verteidigung . Le 21 mars, le directeur des renseignements généraux transmet au préfet de police un rapport selon lequel « de nombreuses personnes étrangères » rendraient visite à Maurice Raimond, lequel « assisterait à toutes les réunions organisées par le Parti communiste tant à Paris qu’en banlieue. Il sort tous les soirs et ne rentre qu’à des heures tardives. » Le 19 septembre, la direction générale de la Sûreté nationale demande au cabinet du préfet de police des renseignements sur huit individus liés « à l’activité du Komintern en France » ; Maurice Raimond y figure en troisième place. Une note du 13 novembre suivant constate : « Il reçoit à son domicile de nombreux journaux étrangers et des lettres qui, ces temps derniers, provenaient principalement de Belgique ».
En mars 1937, Maurice Raimond dépose une demande de passeport afin d’accompagner du matériel sanitaire et des vivres à destination de l’Espagne républicaine en lutte contre la rébellion franquiste.
Le 16 novembre 1939, son domicile est perquisitionné dans le cadre de la dissolution des organisations proches du Parti communiste. Les policiers y saisissent des lettres, des documents et des carnets de chèques relatifs à La Défense.