Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Maurice, Marcel, Trouvé naît le 30 décembre 1920 à Vierzon-Ville [1] (Cher – 18), chez ses parents, Louis Camille Trouvé, 30 ans, journalier, et Jeanne Aimée Nicault, 27 ans, son épouse, domiciliés rue Camille Desmoulin. Ses parents se sont mariés le 12 avril 1919, son père étant encore mobilisé au 8e régiment d’artillerie, et sa mère – veuve d’un artilleur tué en juin 1915 – habitant alors chez ses propres parents, rue du Champ Anel sa fille, Armande Hermogènes, née le 4 février 1915 à Vierzon-Ville.
En avril 1921, la famille est domiciliée à Vignoux-sur-Barangeon (18), au hameau de Fontenette (deux ans plus tard, ils y vivent encore). En septembre 1924, et en février 1931, ils sont installés au 71 rue Étienne-Marcel à Vierzon-Forges (18) [1].
Le 18 avril 1936, Armande, demi-sœur de Maurice, se marie à Vierzon-Ville.
En 1936, à Vierzon-Forges, Maurice Trouvé vit seul avec sa mère, alors veuve ; elle est contrôleuse à l’usine métallurgique de la Vence (?), lui est apprenti-boucher chez un charcutier habitant également rue Étienne-Marcel.
Le 26 octobre 1940, à Vierzon [1], Maurice Trouvé se marie avec Paulette Marie Grosjean.
Au moment de son arrestation, il est domicilié à Vierzon ; son adresse reste à préciser. C’est un militant communiste et syndicaliste.
Le 1er mai 1942, Maurice Trouvé est arrêté avec trente autres personnes (dont probablement Moïse Lanoue) à la suite d’une manifestation au cours de laquelle Marcel Charrier a pris la parole. Maurice Trouvé est finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstala g 122 – Polizeihaftlager ).
Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : « le camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.
Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.