Maxime COLLET

Matricule 45384
decede
Photographie de Maxime COLLET
Maxime Collet le 8 juillet 1942 à Auschwitz — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/06/collet-maxime/
Convoi 45000

Auschwitz-I, le 8 juillet 1942. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Coll. Mémoire Vive. Droits réservés.

Maxime André Collet naît le 26 août 1909 à Paris 14e (6 rue Émile Dubois), fils d’Alcindor Sylvio Collet, 32 ans, employé de chemin de fer, et de Juliette Rigolet, 31 ans, son épouse, domiciliés au 9 rue Carnot à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).Maxime Collet devient ouvrier fumiste, « travaillant régulièrement ».

Adhérent au Syndicat général unitaire (CGT) du Bâtiment, il est membre des Jeunesses communistes de France (J.C.).

Début janvier 1930, il quitte le domicile de ses parents, au 221 rue Marius Aufan, pour emménager au 19 rue Kleber à Levallois.

Le 20 avril, Maxime Collet est arrêté par des agents du commissariat de la circonscription de Levallois pour vente du journal L’Avant-Garde effectuée sur le marché, un numéro qui faisait l’objet d’une ordonnance de saisie par un juge d’instruction pour « provocation de militaires à la désobéissance dans un but de propagande anarchiste ». Conduit au commissariat, il est relaxé après vérification de domicile, sans aucune suite judiciaire.

Le 28 septembre suivant, il est arrêté devant La Chope de la Bellevilloise , rue Boyer, lors d’une bagarre suivant la proclamation des résultats de l’élection législative complémentaire dans le 20e arrondissement. Il habite alors au 67 rue Jules Guesde à Levallois. Il est de nouveau relaxé sans suite.

Pendant un temps, habitant alors au 26 rue Notre-Dame-de-Nazareth, il est employé comme magasinier à la Société de Constructions Aéronautiques d’hydravions Lioré et Olivier (LeO) ; ateliers rue de Villiers à Levallois ?

De la classe 1928, c’est seulement le 15 octobre 1930 qu’il rejoint le 18e régiment de chasseurs à cheval à Haguenau (Bas-Rhin) afin d’y effectuer son service militaire.

Le 21 décembre 1930, un article qu’il aurait participé à rédiger sur son employeur précédent paraît dans le journal soviétique Pravda de Moscou , alertant les Renseignements généraux de la préfecture de police. « Les entreprises d’aviation Lioret et Olivier sont en train de construire des avions de chasse et des hydroplanes de guerre. En ce moment, on fabrique en hâte des avions de chasse géants D27. Chacun de ces avions est muni de quatre mitrailleuses. Trois avions de chasse de ce type ont été envoyés en Chine. Toutes les entreprises Loiret et Olivier travaillent surtout pour les voisins de l’Union soviétique. Ces derniers temps, on a envoyé beaucoup d’avions en Roumanie. Le Gouvernement français se prépare d’abord à envoyer contre l’Union soviétique la Roumanie et la Pologne, et c’est pourquoi elle leur fournit des armes de toutes sortes. À cause de cela, beaucoup de nos camarades parlent souvent de quitter l’usine. Mais ce n’est pas là une situation (sic). C’est justement dans ces heures où se forgent les instruments de guerre que nous devrons renforcer notre influence afin qu’au moment décisif, nous puissions frapper douloureusement les impérialistes. »

Dès lors, selon une prescription de l’état major de la région de Paris, Maxime Collet est soumis à surveillance durant sa présence sous les drapeaux. Il est hospitalisé à l’infirmerie de sa garnison du 26 août au 3 octobre 1931. Une semaine plus tard, il est envoyé en congé libérable.

À partir du 1er octobre 1932, il occupe seul une chambre dans un “garni” (hôtel) au 30 rue Cavé, à Levallois-Perret. Devenu menuisier en bâtiment, il est en chômage à la fin novembre 1932. Il fait partie du Comité des Chômeurs de Levallois.

Le 16 février 1933, Maxime Collet participe à des voies de fait et des déprédations (violation de domicile et bris de clôture) au consulat de Pologne à Paris. Arrêté avec d’autres, il est incarcéré à la Maison d’arrêt de la Santé où il entame une grève de la faim, prévenant de son initiative (Jean ?) Chauvet, du Secours Rouge international. Alerté, Jacques Duclos demande une intervention de l’avocat du militant afin que celui-ci cesse cette forme de protestation. Suites inconnues…