Paul, Jean, Cavanié naît le 20 janvier 1913 à Aubervilliers (Seine / Seine-Saint-Denis – 93), fils de Jules Cavanié, et de Marie Beloteau. Il a un frère, Bernard, et une sœur, Carmen, née vers 1923.
Mobilisé au cours de la guerre 1914-1918, son père y est blessé et en revient mutilé. Il est pensionné à 100 % pour maladie (?) et touchera également une retraite d’employé de la Compagnie du gaz de Paris.
De la classe 1934, Paul Cavanié accompli son service militaire comme “maître pointeur” au 117e régiment d’artillerie à Toulouse.
En 1935, Paul Cavanié entre dans une compagnie de chemin de fer qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938 [1] ; son embauche définitive est datée 1er février 1937.
Au moment de son arrestation, il est domicilié chez ses parents, Grande Rue à Courtry (Seine-et-Marne). Il est célibataire, sans enfant.
Paul Cavanié est alors homme d’équipe à la gare SNCF de Sevran-Livry, située sur la commune de Sevran (93).
Militant actif du PCF au sein de la cellule locale, il est élu conseiller municipal de Courtry sur la liste présentée par son parti (selon la police).
Mobilisé en octobre 1939 à Toulouse, il serait affecté pendant un temps dans le secteur de la ligne Maginot. Il est démobilisé à Châteauroux (Indre) en juillet 1940 et reprend aussitôt son travail à la SNCF.
Le lundi 20 octobre 1941, Paul Cavanié est appréhendé par la Feldgendarmerie lors d’une vague d’arrestations décidée par l’occupant contre des communistes de Seine-et-Marne, pris comme otages en représailles de distributions de tracts et de destructions de récolte – incendies de meules et de hangars – ayant eu lieu dans le département. Avec lui sont arrêtés l’ancien maire, Antony Lefevre, et deux autres anciens conseillers municipaux, Jean Boisseau et Abel Lance.
Paul Cavanié est rapidement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), parmi 86 Seine-et-Marnais arrêtés en octobre (42 d’entre eux seront des “45000”). Il y est enregistré sous le matricule n° 1827, assigné au bâtiment A6.
Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : « le camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.
Complètement paralysé à la suite de l’exode, son père décède le 1er avril 1942.
