Léonard, Paul, Faurie, né le 28 juillet 1905 à Chamboulive (Corrèze – 19), fils de Jean Faurie, 26 ans, cultivateur, et de Marie Ferrière, 25 ans, son épouse.
En 1911, la famille est domiciliée au hameau de Blancherie, sur la commune de Beaumont (19). Elle s’est agrandie de Jean, né en 1910 à Beaumont.
Rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914, le père de famille rejoint le 92e régiment territorial d’infanterie deux semaines plus tard. Le 23 septembre 1915, il passe au 126e régiment d’infanterie. À une date inconnue, il passe au 300e R.I. Il meurt le 6 octobre 1916 à l’hôpital complémentaire n° 23 de Tulle, à la suite de blessures de guerre. Il est déclaré « Mort pour la France ».
Le 18 novembre 1920, à Chamboulive, la mère de famille se remarie avec Antoine Cueille.
À partir de 1924 (et jusqu’à la mobilisation de 1939), Paul Faurie est inscrit comme chauffeur de taxi (d’abord chez Jammet, à Paris ?). À partir de 1928, il travaille à son compte, étant propriétaire de sa voiture (8352 RM 3).
À partir de 1927 et jusqu’au moment de son arrestation, Paul Faurie est domicilié dans un immeuble au 125, rue Édouard-Vaillant à Levallois-Perret [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92).
Le 6 avril 1929, à la mairie de Levallois-Perret, Léonard Paul Faurie se marie avec Renée Paupy, 20 ans, née le 26 juin 1908 au Trucq (Creuse), “fille de salle” (aide-soignante). Les témoins sont deux chauffeurs, parents dans chacune des familles : Martial Ferrière, domicilié au 59 rue Traversière à Paris, et René Paupy, médaillé de guerre, domicilié au 43 rue d’Arcueil à Malakoff.
Paul et Renée ont une fille, Josette, née en 1934.
À partir du 25 juin 1935, Paul Faurie remise son taxi au garage de la société L’Union , coopérative ouvrière de production, sise au 11 et 13, rue d’Alsace, à Levallois-Perret. Il est membre de la Chambre syndicale des cochers-chauffeurs du département de la Seine (CGT). C’est un « fervent syndicaliste », discutant « fréquemment de questions relatives à sa corporation ».Selon la police, il est également adhérent du Parti communiste, membre de la section locale.
Le 14 avril 1936, il est élu au conseil d’administration de la société mutuelle d’assurance La Fraternelle automobile , sise 59, boulevard Pereire. Il en devient vice-président. Selon un témoin, il n’y a aucune activité politique quelconque, s’en tenant « au strict exercice des ses fonctions », notamment dans les domaine des assurances.
Le 25 ou le 29 août 1939, il est mobilisé comme brigadier à la 536e compagnie automobile. Fin juillet 1940, il est démobilisé dans la Creuse, où sa famille l’a peut-être rejoint.
Du 27 juillet au 18 décembre, il est inscrit au fonds de chômage de Levallois. Puis il trouve un emploi de caviste au restaurant-cabaret Saint-Moritz (en 2016, L’Entrecôte ), sis au 29, rue de Marignan, à quelques mètres des Champs-Élysées (Paris 8e), le propriétaire de l’établissement ayant été son compagnon d’armes au cours de leur mobilisation. Selon son épouse, Paul Faurie y travaille 14 heures par jour et prend le jeudi comme jour de repos afin de pouvoir « passer la journée avec sa gosse » (il n’a donc pas le temps de se consacrer à une activité clandestine).