Pierre GAZELOT

Matricule 45584
decede
Photographie de Pierre GAZELOT
Pierre Gazelot jeune. Photo famille, © Christiane Lesage — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/11/gazelot-pierre/
Convoi 45000

Pierre Gazelot naît le 30 août 1913 à Bar-le-Duc (Meuse – 55), fils de Jules Gazelot et de Maria Hélène Fridrich, son épouse, dans une famille de six enfants dont il est le cadet. Parmi ses frères, Marc, Charles, né le 16 avril 1911 à Foug (Meurthe-et-Moselle).

Après ses études primaires, Pierre Gazelot suit une formation d’infirmier.

Le 9 décembre 1939 à Saint-Dizier (Haute-Marne – 52), âgé de 26 ans, il se marie avec Andrée, Yvonne, Renard, née à Saint-Dizier le 25 juillet 1907. Ils ont une fille, Christiane, née le 30 septembre 1940, neuf mois avant l’arrestation de son père.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 26, petite route de Marnaval à Saint-Dizier.

À partir du 5 avril 1939, Pierre Gazelot est employé comme infirmier à l’hôpital psychiatrique de la ville :« la maison de santé ».

Il est adhérent du Parti communiste, militant avec Georges Fontaine, Henri Queruel, Louis Petit et Yves Thomas ; leurs épouses se rencontrent et les enfants jouent ensemble.

Mobilisé après la déclaration de guerre de septembre 1939, Pierre Gazelot rentre à Saint-Dizier une fois démobilisé (août 1940 ?). Son frère Marc, mobilisé au 19e régiment d’artillerie divisionnaire, a été tué au combat le 14 mai 1940 à Soulme, province de Namur (Belgique), lors de l’offensive allemande ; “Mort pour la France [1]”.

Sous l’occupation, Pierre Gazelot est actif au sein du Parti communiste clandestin, participant à des distributions de tracts, au sabotage de câbles téléphoniques dans le bois des Trois-Fontaines et de rames de matériel roulant SNCF. Un membre de son groupe est en contact avec Marcel Mugnier, responsable départemental du Front National.

Au cours de l’été 1941, la police allemande ( Feldgendarmerie ?) se rend à son domicile pour l’appréhender, mais il est absent. Informé par son épouse, il refuse de fuir, afin de ne pas mettre ses proches en danger.

Le 12 août 1941 – comme Henri Queruel, Louis Petit et Georges Savary, de Saint-Dizier -, il est arrêté à son domicile par la police allemande, qui perquisitionne la maison en présence de sa femme et de leur enfant. Les quatre hommes sont conduits à la Kommandantur de Saint-Dizier, avenue de la République, pour y être interrogés. Ils y sont gardé vingt-quatre heures avant d’être amenés à la Maison d’arrêt de Chaumont (52), où ils restent un dizaine de jours.

Tous les quatre sont ensuite transférés au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ). Louis Petit en sera libéré vers septembre 1942. Georges Savary sera déporté six mois après ses compagnons.

Entre fin avril et fin juin 1942, Pierre Gazelot est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).