Raymond DELORME

Matricule 45446
decede
Photographie de Raymond DELORME
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.
Convoi 45000

Il est maçon (dans quelle entreprise ?), adhérant « au syndicat de sa corporation », sans activité particulière. Il adhère au Parti communiste en 1936.

En 1938, il est domicilié au 6, avenue Pasteur à Montreuil-sous-Bois [1] (Seine / Seine-Saint-Denis).

Fin janvier 1940, il est à Fersac, près d’Angoulême (Charente), travaillant aux établissement Féron. Le 6 mars, il est de retour avenue Pasteur à Montreuil.

Mobilisé en avril, il est réformé en mai. Le 28 mai, il habite au 5, rue Balzac à Fontenay. Au moment de son arrestation, il est domicilié au 254, boulevard Théophile-Sueur à Montreuil.

Sous l’occupation, il participe à l’activité d’un groupe clandestin diffusant de la propagande sur Montreuil et Fontenay-sous-Bois. Il est au chômage.

Le 5 juillet 1941, Raymond Delorme est arrêté, en même temps que Just Gadebois, tourneur mécanicien de 55 ans, par des policiers du commissariat de la circonscription de Montreuil pour « détention de plusieurs centaines de tracts communistes ». Le jour même, inculpés d’infraction au décret du 26-09-1939 (dissolution et interdiction du PC), ils sont conduits au Dépôt de la préfecture de police (Conciergerie, sous-sol du Palais de Justice, île de la Cité).

Deux jours plus tard, le 7 juillet, la 12e Chambre du Tribunal correctionnel de la Seine condamne Raymond Delorme à six mois d’emprisonnement. Pendant un temps, il est écroué à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Yvelines).

Au deuxième plan, la Maison centrale de Poissy vers 1916. Carte postale. Collection Mémoire Vive

Au cours du mois de novembre, en « exécution de la note préfectorale » du 14 novembre 1940, le directeur de la prison transmet au bureau politique du cabinet du préfet de Seine-et-Oise onze notices de détenus de la Seine devant être libérés à l’expiration de leur peine au cours du mois suivant. Le 22 novembre, le préfet de Seine-et-Oise transmet le dossier au préfet de police à Paris, direction des services de Renseignements généraux. Le 1er décembre, le préfet de police écrit au directeur de la prison pour lui demander, quelle que soit la décision des autorités allemandes à leur égard, de maintenir en prison treize détenus qui seront internés administrativement en application du décret du 18 novembre 1939.

À l’expiration de sa peine, le 28 décembre, Raymond Delorme n’est donc pas libéré.

Le 13 février 1942, il est dans un groupe de vingt-quatre « militants communistes » – pour moitié, futurs “45000” – transférés au Dépôt par les services de M. Labaume, directeur des Renseignements généraux. Le 26 mars, la préfecture officialise la situation en signant l’arrêté ordonnant son internement administratif.

Le 22 mars, il est prévu que Raymond Delorme soit conduit à l’hôpital Saint-Louis pour cystite. Transféré à l’infirmerie de la Maison d’arrêt de Fresnes, il réintègre le Dépôt le 3 avril.