Raymond, Eugène, Monnot naît le 22 mars 1907 à Paris 5e (75), fils d’Antoine Monnot et d’Ernestine Langlet.
Raymond Monnot est tourneur sur métaux.
À une date restant à préciser, il se marie avec Suzanne Klein.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 8, villa Ruspolli à Saint-Maur-des-Fossés [1] (Val-de-Marne – 94).
À des dates restant à préciser, Raymond Monnot est arrêté puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise – 60), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.
Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.
Le 8 juillet, Raymond Monnot est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 45889 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).
Après l’enregistrement, les 1170 arrivants sont entassés dans deux pièces nues du Block 13 où ils passent la nuit. Le lendemain, vers 7 heures, tous sont conduits à pied au camp annexe de Birkenau où ils sont répartis dans les Blocks 19 et 20.
Le 10 juillet, après l’appel général et un bref interrogatoire – Raymond Monnot se déclare sans religion (« Glaubenslos ») -, ils sont envoyés au travail dans différents Kommandos .
Le 13 juillet – après cinq jours passés par l’ensemble des “45000” à Birkenau – Raymond Monnot est dans la moitié des membres du convoi qui est ramenée au camp principal (Auschwitz-I) après l’appel du soir.
