René, Louis, Bordy naît le 3 septembre 1901 à Pontarlier (Doubs – 25), chez ses parents, François Émile Bordy, 25 ans, employé au chemin de fer (Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée – PLM), et Jeanne Léa Pagnot, 24 ans, son épouse. Les témoins pour la présentation du nouveau-né à l’état civil sont deux autres employés aux chemins de fer, dont son oncle Joseph Aimé Bordy, 29 ans.
Fin août 1909, son père déclare habiter rue de l’église à Mandeure (25). Il décède chez lui le 16 janvier 1910 ; son propre père, Charles Louis Bordy, 67 ans, retraité des chemins de fer, déclare son décès à l’état civil.
Pendant un temps, René Bordy habite à Pont-de-Roide avec sa mère. Il commence à travailler comme mécanicien sur fer.
Le 15 janvier 1920, à la mairie de Belfort (bureau de recrutement), il s’engage volontairement pour quatre ans comme soldat de 2e classe au titre du 158e régiment d’infanterie. Le 4 décembre suivant, il passe au 2e zouaves, rejoignant le « M aroc en guerre ». Le 1er avril 1921, il passe au 65e régiment de tirailleurs marocains. À partir du 5 avril 1922, il est affecté à l’occupation des Pays Rhénans. Le 1er décembre 1922, il passe au 64e R.T.M. Le 15 janvier 1923, il est renvoyé dans ses foyers, titulaire d’un certificat de bonne conduite et se retire à Pont-de-Roide.
Au printemps 1926, il habite au 73 rue de Besançon à Pont-de-Roide (25), sur le Doubs, 18 km au sud de Montbéliard, vivant chez son beau-père, Alphonse Viénot, cafetier, né en 1880 à Belfort, et sa mère, Jeanne. Il est mécanicien chez Mercier-Gaudumet.
Pont-de-Roide et le Doubs, vue panoramique. Carte postale des années 1930 (?). Collection Mémoire Vive.
Le 18 février 1927, il se marie avec Berthe Séraphine Cotin, née Lavaux le 7 novembre 1905 à Gondenans-les-Moulins (25).
Au printemps 1931, il est domicilié au 169 rue de Montbéliard. Il est outilleur aux établissements Gaudumet, où son épouse est ouvrière.
Le 26 août 1934, René et Berthe Bordy ont un fils, René, Jean, Louis, né à Pont-de-Roide.
Au printemps 1936, la famille Bordy habite rue de l’Ancienne-Poste. René est toujours employé chez Gaudumet, comme mécanicien.
Lors des élections cantonales d’octobre 1937, le Parti communiste le présente comme candidat au Conseil général du département dans la circonscription de Pont-de-Roide.
Début 1938, l’armée l’affecte au centre mobilisateur de chars de combat. Le 24 septembre suivant, lors de la crise des Sudètes, il est rappelé à l’activité et affecté au 77e régiment régional. Le 7 octobre, après la signature des accords de Munich, il est renvoyé dans ses foyers.