René CARPENTIER

Matricule 45332
decede
Photographie de René CARPENTIER
René Carpentier en 1937, portrait extrait du journal Front Rouge reproduit ci-dessous (en bas à gauche).
Convoi 45000

René Carpentier en 1937, portrait extrait du journal Front Rouge reproduit ci-dessous (en bas à gauche).

René, Marcel, Carpentier naît le 1er juin 1893 à Crépy-en-Valois (Oise – 60), fils de Charles Carpentier, 44 ans, ouvrier d’usine (ébéniste ?), et de Marie Julie Leclère, 44 ans, qui ont déjà quatre enfants : Gustave, Léon, Georges, Fernande. La famille habite au 1, rue Thiers.

Au recensement de 1911, René habite au 74, Grande Rue à Saint-Sauveur, près de la forêt de Compiègne (60), avec ses parents et sa plus jeune sœur, Reine, née en 1896. Son père est menuisier chez Aubas, à Crépy. Lui est déjà ébéniste chez Clair, sa sœur est couturière chez Mademoiselle Lavoiret. Deux autres familles Carpentier habitent à Saint-Sauveur dont les chefs de famille (Gustave et Léon) travaillent dans un métier du bois : sont-ils de la même famille ? Les parents de René Carpentier seront décédés au moment de son arrestation.

Le 26 novembre 1913, il est incorporé comme 2e canonnier au 5e régiment d’artillerie à pied, afin d’y effectuer son service militaire. Il reste sous les drapeaux après la mobilisation générale du 2 août 1914.

Le 21 avril 1915, il est cité à l’ordre du général (?) du gouvernement de Verdun : « A servi la tourelle de 75 avec un grand zèle », ce qui lui vaut la Croix de guerre avec étoile de vermeil. Du 22 janvier au 5 mars 1916, il est à l’hôpital n°10 de Toul pour « embarras gastrique et courbature fébrile ». Le 19 mars 1916, il passe au 6e régiment d’artillerie à pied. Le 9 mai 1917, il est nommé brigadier (cf. caporal). Le 17 janvier 1918, il est nommé maréchal des logis (cf. sergent). Le 19 septembre 1918, il passe au 155e R.A.P. Le 8 août 1919, il est mis en congé illimité de démobilisation et se retire à Saint-Sauveur (60), probablement chez ses parents, titulaire d’un certificat de bonne conduite.

Le 17 mai 1919 à Saint-Sauveur, il épouse Madeleine Malessan, née le 5 février 1899 dans la commune. Ils ont deux filles : Lucienne, née le 8 février 1920 à Saint-Sauveur, et Simone, née le 13 novembre 1922 à Montmacq, sur l’Oise (60). Au recensement de 1921, la famille habite au 41, Grande Rue à Montmacq ; René est menuisier (?) chez Duvinage.

Au cours de l’année 1924, la famille vient s’installer au 15, Grande Rue à Fresnes [1] (Seine / Val-de-Marne – 94) ; rue dénommée Maurice Ténine à la Libération.

René travaille alors comme ébéniste « dans une maison de meubles du faubourg Saint-Antoine, à Paris ».

Le 23 octobre 1929, René Carpentier écrit au préfet de police pour solliciter d’ouvrir un colombier de quatre pigeons-voyageurs pour élevage et entraînement dans le grenier situé au-dessus de son logement. Après enquête, il y est autorisé par arrêté préfectoral le 15 janvier 1930. Mais, en novembre 1931, il doit fermer son colombier parce que son nouveau propriétaire se plaint de dégradations. Le 5 décembre suivant, la commissariat de Choisy-le-Roi vérifie qu’il « ne possède plus aucun de ces volatiles ».

Par la suite, jusqu’à l’invasion allemande, René Carpentier travaille de son métier à la société Vinet et Barbier, sise au 10, rue des Rasseliers, à Paris 20e.

En 1935, il est membre du Syndicat unitaire des travailleurs du bois et parties similaires de la région parisienne.

La même année, il est adhérent de la section de Fresnes de la région Paris-Sud du Parti communiste.