René CRONIER

Matricule 45415
decede
Photographie de René CRONIER
René Cronier © Michel Tricot — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2014/08/cronier-rene-louis/
Convoi 45000

© Collection Mireille et Michel Tricot. Droits réservés.

Gabrielle (Gaby) © Collection Mireille et Michel Tricot. Droits réservés.

Mireille, Gaby et René © Collection Mireille et Michel Tricot. Droits réservés.

Mireille, Gaby et René. © Collection Mireille et Michel Tricot. Droits réservés.

Il adhère au Parti communiste en 1937 ; à la veille de la guerre, il est membre du bureau de la cellule locale n° 2 de Neuilly-Plaisance.

Mobilisé dès le 25 août 1939, avant la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, René Cronier n’est pas fait prisonnier et retourne à ses foyers en août 1940.

Sous l’occupation et selon la police, il est signalé comme étant resté actif au sein du Parti communiste clandestin, notamment en participant à la diffusion de tracts.

Le 26 novembre 1940, le commissaire de police de la circonscription de Neuilly-Plaisance convoque René Cronier dans son bureau. Dans la “Notice individuelle à établir au moment de l’arrestation” – qu’il remplit aussitôt – le commissaire écrit : « Cronier m’a déclaré […] que maintenant il désavouait l’ex-parti communiste et qu’il ne voulait plus s’occuper de politique. Je ne le crois pas ».

Le jour même, René Cronier écrit au préfet de Seine-et-Oise pour réfuter les accusations d’activité communiste portées par le commissaire, déclarant par écrit avoir « cessé toute relation avec l’ex-parti communiste ».

Le 11 mars 1941, à la suite d’une distribution de tracts dans son secteur, le commissaire de police de Neuilly-Plaisance s’adresse au cabinet du préfet de Seine-et-Oise pour proposer à l’internement quatre anciens militants du Parti communiste, en application de l’arrêté préfectoral du 19 octobre 1940 [2]. Parmi eux, René Cronier. La “notice individuelle” remplie alors au nom du “suspect” ne comporte aucun fait nouveau.

Ayant reçu instruction de les interner immédiatement, le cabinet du préfet donne au téléphone les ordres nécessaires pour les appréhender aussitôt et les diriger sur le camp d’Aincourt.

Le 13 mars 1941, René Cronier est arrêté à son domicile par deux policiers, dont l’un est « un de ses meilleurs copains avec lequel il boit souvent l’apéro ». Ayant vu arriver les policiers, son épouse lui a dit de se sauver par le jardin à l’arrière de la maison, en passant ensuite chez le voisin, mais il s’y est refusé par crainte de représailles sur ses proches.