René FAURE

Matricule 46324
decede
Photo non trouvée pour René FAURE
Image de remplacement. Photographie de René FAURE non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

François, René, Faure naît le 26 avril 1915 à Sussac (Haute-Vienne), fils de Pierre Faure, 27 ans, maçon, alors “sous les drapeaux”, caporal au 108e régiment d’infanterie, et Louise Dugrand, 24 ans, cultivatrice, son épouse, domiciliés au Chédail. Le nouveau-né est présenté à l’état civil par son grand-père maternel, “colon” au Chédail.

Avant-guerre, en février 1912, son père habitait à Paris. En mai 1914, il était domicilié au 31 rue Saint-Charles à Paris 15e.

De la classe 1907, il a été rappelé à l’activité militaire le 4 août 1914. Le 7 juillet 1918, il est cité à l’ordre du régiment : « … en entraînant avec une rare énergie sa demi section à l’avant des positions ennemies » ; il reçoit la Croix de guerre avec étoile de bronze. Nommé sergent le 11 juin 1916, il est évacué, malade, le 9 novembre 1918, à la veille de l’armistice. Envoyé en congé de démobilisation le 1er avril 1921, il se retire à Sussac.

En août 1928, la petite famille habite au 45 rue des Maraîchers à Paris 20e.

Le 3 février 1940 à Choisy-le-Roi, René Faure épouse Irène Faure, peut être une cousine, née le 1er avril 1918 à Paris 14e, dactylographe. Ils n’ont pas d’enfant.

En 1937 et jusqu’au moment de son arrestation, le couple est domicilié au 43, rue du Volga à Paris 20e, vers la rue des Maraîchers.

René Faure est cimentier.

Il est membre du Parti communiste « du début de novembre 1938 jusqu’à la dissolution ». En août 1939, il est secrétaire de la cellule n° 2049. Son épouse partage ses idées, mais sans adhérer ni militer.

Mobilisé dans la période 1939-1940, René Faure revient chez lui en août 1940. Contacté par Paul Clément, il accepte de participer à la distribution de propagande clandestine.

René Faure participe également à des réunions au sein d’un groupe du Parti communiste clandestin du 20e arrondissement. Lesquelles se tiennent généralement le dimanche matin chez Gabriel Buyse, 109 rue des Grands-Champs (vers la rue du Volga), en présence de Pierre Bertolino, Paul Clément et Roger Houdard. À l’issue de ces rencontres, Gabriel Buyse remet à chacun une dizaine de tracts à diffuser dans leur voisinage et quelques “papillons” à coller bien à la vue des passants. René Faure est plus particulièrement chargé de percevoir les cotisations. Il recueille également les fonds provenant de la vente des brochures telles Les Cahiers du bolchevisme .

Le couple Faure stocke provisoirement des tracts sous le lit ou sous le buffet.