René GONDOL

Matricule 45616
decede
Photographie de René GONDOL
René Gondol le 8 juillet 1942 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2013/12/gondol-rene-jean/
Convoi 45000

René, Jean, Martinet naît le 24 janvier 1899 à Paris 18e, chez sa mère, Marie, Léonie, Martinet, 24 ans, couturière, domiciliée au 40, rue Trézel. Sur l’acte de naissance, il est de « père non dénommé ». Sa mère le reconnaît à la mairie du 17e arrondissement le 10 mars suivant.

Le 29 juin 1907 à Paris 20, Marie Martinet se marie avec Jacques Gondol. Par ce mariage, celui-ci légitime l’enfant, qui prend alors son nom.

Pendant un temps, René Gondol habite chez ses parents au 36, rue Festrier, à Paris 18e, et travaille comme tailleur.

Le 15 avril 1918, il est mobilisé au 82e régiment d’infanterie. Le 7 janvier 1919, il passe à la 4e section de commis et ouvriers d’administration (COA) et, le 20 mars suivant, à la 6e section. Du 4 mai au 30 juin 1920, il est affecté dans les pays rhénans. Il est renvoyé dans ses foyers le 19 mars 1921, titulaire d’un certificat de bonne conduite. En août suivant, il habite au 6, rue Lamoricière, à Dieppe (Seine-Inférieure / Seine-Maritime).

Le 27 juillet 1929 à Paris 19e, René Gondol se marie avec Lucienne Dufaud, née le 21 mai 1903 à Villebougis (Yonne). Mais ils divorceront le 28 décembre 1936 ; dans des rapports de police ultérieurs, René Gondol est déclaré célibataire.

À partir de mars 1924 et jusqu’au moment de son arrestation, il est domicilié au 86, rue du Cherche-Midi à Paris 6e, vers la rue Jean-Ferrand.

Employé de commerce, René Gondol est membre du Conseil d’administration du Syndicat général unitaire de l’Alimentation. Il est également adhérent de l’Association des Amis de l’Union Soviétique et de la Caisse nationale de solidarité ouvrière.

Du 28 septembre au 1er octobre 1938, il est rappelé à l’activité militaire dans la 22e section de COA (crise des Sudètes et accords de Munich).

Rappelé à l’activité militaire par le décret de mobilisation générale du 1er septembre 1939, il rejoint le dépôt de la 221e COA le lendemain. Le 14 décembre suivant, il est réformé n° 2 par la 5e commission de réforme de la Seine, pour albuminurie légère permanente avec hématurie et leucocyturie histologiques…

Le 26 juillet 1940, René Gondol est arrêté par des inspecteurs de la police judiciaire (à vérifier…) à la permanence du Syndicat général de l’Alimentation de la région parisienne, au 5 rue Sauval à Paris 1er, à proximité des Halles centrales et de la Bourse de commerce, en même temps que Georges Poursain, pour confection de tracts communistes « non autorisés par l’autorité allemande » (ordonnance du 20 juin 1940) ; lors de la perquisition des locaux, la police enlève dans les bureaux une machine duplicateur Gestetner électrique. Une perquisition effectuée au domicile de René Gondol amène la saisie de plusieurs tracts communistes. Il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, à Paris 14e (1ère division, cellule 31), mis à la disposition des autorisations allemandes, qui ne semblent pas prendre immédiatement de mesure à son encontre.

Son amie Mathilde Goulet, domiciliée au 13, rue Jean-Jacques-Rousseau, à Paris 13e, lui écrit régulièrement à la prison.

Le 14 novembre 1940, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application des décrets du 18 novembre 1939 et du 3 septembre 1940 : il est considéré comme un « meneur communiste très actif ».