René JODON

Matricule 45688
decede
Photo non trouvée pour René JODON
Image de remplacement. Photographie de René JODON non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

René, Alfred, Jodon naît le 7 décembre 1908 à Boulogne-sur-Seine [1] (Seine / Hauts-de-Seine – 92), chez ses parents, Alcide Jodon, 40 ans, cocher, et Marie-Augustine Soliveau, son épouse, 33 ans, domiciliés au 126, rue de Paris.

De la classe 1928, 4e contingent, René Jodon est affecté le 15 octobre 1929 au 373e régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée (RALVF), à Châlons-sur-Marne (Marne), afin d’y accomplir son service militaire comme soldat de 2e classe. Il est démobilisé deux ans plus tard.

Pendant un temps, René Jodon travaille comme cimentier.

Le 2 février 1935, à Rueil-Malmaison, il se marie avec Liliane Leclerc, née le 24 août 1916 à Bernay (Eure), journalière. Ils auront un fils, Daniel, né le 23 juillet 1937 à Saint-Cloud (Seine-et-Oise / Hauts-de-Seine).

À partir de juillet 1937 et jusqu’à l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 4, avenue Alexandre-Maistrasse à Suresnes [1] (92).

René Jodon est chaudronnier en cuivre, longtemps établi comme artisan, avant d’entrer en usine (manœuvre).

Il adhère au syndicat CGT en octobre 1939 et y reste jusqu’à la déclaration de guerre, sans y exercer aucune fonction particulière. Ultérieurement, le secrétaire de la section de Suresnes du Parti communiste certifiera que René Jodon en est membre.

Lors de la mobilisation de 1939, René Jodon est rappelé à l’activité militaire au 373e RALVF qu’il rejoint à Châteauroux. Le 15 décembre, il est affecté spécial à l’usine d’aviation Aivaz, sise 35, rue de la Tuilerie à Suresnes.

Le 3 octobre 1940, il est arrêté par des policiers français du commissariat de la circonscription de Puteaux, à la suite d’une distribution de tracts sur le marché de Suresnes le 25 août 1940 (“affaire Dubrulle, Cazaud, Pages, Ott, Giraud, Quinton, Briand, Bécue”). Il est conduit au commissariat de Puteaux avec ses camarades Émile Bouchacourt, Raoul Platiau (déportés avec lui) et Paul Couprie [2]. Ils sont conduits au dépôt de la préfecture de police deux jours plus tard.

Palais de Justice de Paris, île de la Cité, Paris 1er. Tribunal correctionnel, un des porches du rez-de-chaussée. (montage photographique)

Le 14 janvier 1941, la 12e chambre du Tribunal correctionnel de la Seine condamne à six mois de prison pour infraction au décret du 26 septembre 1939 les quatre camarades, qui font appel de la sentence. Gaston Dubrulle et Émile Bouchacourt comparaissent lors de la même audience.

À l’expiration de sa peine, René Jodon n’est pas libéré : le 20 février 1941, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif en application du décret du 20 novembre 1939.