René PERRAULT

Matricule 45966
decede
Portrait de René PERRAULT
Source et crédits : Déportés politiques à Auschwitz.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

René, Bernard, Perrault naît le 26 octobre 1919 à Segré (Maine-et-Loire), fils de René Perrault, 30 ans, et de Bernadette Hoisneau, son épouse, 30 ans.

Il passe son enfance à Rennes (Ille-et-Vilaine – 35), où il demeure avec ses parents, chemin (rue, n°15 ou 19) de la Poterie, quartier de lotissements. Élève de l’école primaire du boulevard René-Laënnec, puis de l’École pratique d’industrie, au n° 70 du même boulevard, où il passe avec succès son C.A.R. (?) et son brevet industriel. Il est célibataire.

Le 18 janvier 1937, René Perrault est embauché par l’Administration des chemins de fer de l’État ou Réseau de l’État, qui fusionnera avec plusieurs compagnies privées au sein de la SNCF début 1938 [1].

Il est ouvrier ajusteur dans un atelier SNCF de Rennes.

René Perrault est responsable des Jeunesses communistes de Rennes avec Jules Lebrun [2], cheminot. Avant guerre, René Perrault est en contact avec Jean Rouault, également cheminot, et Émile Drouillas, dit Laporte.

En août 1940, René Perrault organise des groupes de jeunes pour le sabotage. Le 25 octobre, il provoque la rupture de câbles téléphoniques allemands à la SNCF. Le 30 novembre, il est convoqué par le commissaire Morellon qui le menace, mais le libère. Il continue néanmoins son activité, réalisant plusieurs sabotages de janvier à la fin mai 1941.

Le 22 juin 1941, René Perrault est arrêté par deux Feldgendarmes qui viennent le chercher sur son lieu de travail [3] et interné à la prison Jacques-Cartier de Rennes.

Le 10 juillet 1941, il est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ), où il est enregistré sous le matricule n° 1161.

La caserne de Royallieu après-guerre. Les huit premiers bâtiments alignés à gauche sont ceux du quartier “A”, désigné pendant un temps comme le “camp des communistes”. À l’arrière plan à gauche, sur l’autre rive de l’Oise, l’usine de Venette qui fut la cible de plusieurs bombardements avec “dégâts collatéraux” sur le camp. Carte postale. Collection Mémoire Vive.

Dans le camp, il dessine, réalisant notamment un portrait de son ami et camarade Émile Drouillas en train d’écrire et un dessin symbolique du pays d’Armor, signé « R42 » (« R » certainement pour « René » et « 42 » probablement pour l’année en cours).

Dessin de René Perrault daté de mars 1942. Collection Renée Thouanel. Droits réservés.