Robert MOURA

Matricule 45910
decede
Photographie de Robert MOURA
Robert Moura, Carte de pointage © Pierre Moura — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2011/08/moura-robert-emile-leon/
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Robert, Émile, Léon, Moura naît le 14 novembre 1898 à Paris 19e arrondissement, chez ses parents, Louis Moura, 29 ans, employé de commerce, et Mathilde Robinot, son épouse, 31 ans, domiciliés au 179, rue de Flandre. Il est fils unique.

Pendant un temps, Robert Moura habite chez ses parents, au 79, rue de Crimée à Paris 19e.

Le 26 novembre 1915, bien qu’appartenant à la classe 1918 – il a 17 ans -, il se porte volontaire pour la durée de la guerre à la mairie du 10e arrondissement. Le 15 avril 1916, il passe au 11e régiment d’artillerie. Le 25 février 1917, il passe au 6e régiment d’artillerie de campagne. Le 5 mars 1917, il passe au 81e régiment d’artillerie lourde. Le 7 janvier 1918, il manque à l’appel. Trois jours plus tard, il est déclaré déserteur, mais rayé des contrôles de la désertion dès le 15 janvier. Le 1er mai, il passe au 500 R.A.L. Le 22 septembre 1919, il est envoyé en congé illimité de démobilisation. Le certificat de bonne conduite lui est refusé, peut-être à la suite de son absence non autorisée. Dès le 16 août, il indique une adresse au 130, rue de Belleville, à Paris 20e, où habitent ses parents.

Du 4 septembre 1920 au 17 janvier 1922, Robert Moura est classé par l’armée dans l’“affectation spéciale” dans la 6e section des chemins de fer de campagne comme employé de la Compagnie des chemins de fer de l’Est.

Le 26 juin 1920 à Paris 20e, il se marie avec Charlotte Céline Vasseur, née le 20 novembre 1899 à Effry (Aisne), employée de chemin de fer. Ils ont un fils, Pierre Robert Georges, né le 27 décembre 1923 à Paris 20e. Mais le couple se séparera rapidement.

En août 1922, Robert Moura déclare habiter au 35, rue des Trois fontaines à Reims (Marne). En janvier 1923, il est retourné vivre chez ses parents.

Dès novembre 1924, Robert Moura vit maritalement avec une nouvelle compagne, Marcelle M.

Le 2 janvier 1928, son père, âgé de 59 ans, décède en son domicile, rue de Belleville, à Paris.

On ignore à quelle date Robert Moura quitte les chemins de fer ; pendant un temps, il est manœuvre (ouvrier spécialisé).

Militant communiste, il est trésorier de la cellule du lotissement ouvrier de La Lutèce à Garges-lès-Gonesse [1] (Seine-et-Oise / Val-d’Oise).

Selon un rapport ultérieur de la police, il part en Espagne combattre dans les Brigades internationales. Lui-même relate qu’il est parti en décembre 1936 et que, vers avril 1937, il est affecté au consulat français à Valence où il passe trois mois avant d’être rapatrié en juin suivant.