Roger RIVET

Matricule 46061
decede
Photographie de Roger RIVET
Roger Rivet, agrandissement — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/12/rivet-roger-maxime/
Convoi 45000

Roger, Maxime, Rivet naît le 5 février 1905 à Pougny (Nièvre – 58), , chez ses parents, Arthur Rivet, 47 ans, receveur buraliste, et Marie Séron, 37 ans, son épouse. Le même jour naît son frère jumeau : Arthur, Fernand. La famille compte déjà Lucien, né en 1895, les faux jumeaux Marguerite et André, nés en 1898, puis Camille, née en 1900. Après eux, naissent Simone, en 1909, et Marcel, en 1912.

Le 18 avril 1928, à Pougny, Roger Rivet épouse Simone François. Ils ont trois enfants.

Au moment de son arrestation, Roger Rivet est domicilié à Bourges (Cher) ; son adresse reste à préciser.

Roger Rivet est à la fois chauffeur et débitant de boissons.

Dirigeant du syndicat des transports de Bourges, il est élu en 1938 secrétaire permanent de l’Union départementale CGT du Cher, participant à une direction collective avec P. Pichon et Albert Keyser (déporté avec lui).

Pendant l’Occupation, résistant (FFI), Roger Rivet participe à l’impression de tracts et journaux clandestins dans l’arrière-salle de son épicerie-buvette.

Le 30 avril 1942, il est arrêté puis interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).

Le camp vu depuis le mirador central. Les “politiques français” étaient dans le secteur constitué par la ligne de bâtiments de gauche (“ camp communiste ”) Photo Hutin, Compiègne, carte postale. Droits réservés.

Entre fin avril et fin juin 1942, Roger Rivet est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits à pied sous escorte allemande à la gare de Compiègne, sur la commune de Margny, et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Roger Rivet est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 46061, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule a été retrouvée, mais n’a pu être identifiée à ce jour).