Sophie GIGAND

Matricule 31844
decede
Photographie de Sophie GIGAND
Photographie à vérifier
Convoi 31000

Sophie, Eulalie Richet naît le 17 avril 1897 à Beaurevoir (Aisne – 02), chez sa mère, Marie Richet, 31 ans, journalière, d’un père inconnu. Elle est élevée à Ressons-le-Long (02), entre Compiègne et Soissons.

Le 19 août 1920, à Saint-Quentin (02), elle se marie avec Alphonse Gigand, né le 22 mars 1896 à Saint-Omer (Pas-de-Calais).

Le 4 mars 1921, lors de la naissance de leur première fille, Andrée, le couple habite à Ressons-le-Long (02), au lieu-dit La Montagne. Les témoins devant le maire pour l’inscription à l’état civil sont l’instituteur et le garde-champêtre du village.

Alphonse Gigand est chauffeur de chaudière. Pendant deux ans, il exerce son métier à la distillerie de Ressons.

Il est adhérent du parti communiste.

Son engagement politique génère de nombreux conflits avec ses employeurs, ce qui le conduit à venir habiter à Saint-Bandry par Amblény, commune des environs. Au cours de la guerre de 1914-1918, ce petit village, situé à 4 km de la ligne de front – alors située sur le cours de l’Aisne -, a été presque totalement détruit par les bombardements.

Leur maison – sans eau ni électricité – est une habitation troglodyte, mitoyenne à une carrière sous roche et isolée au milieu des bois de Saint-Bandry (l’endroit est désigné sous le nom de « la carrière » par les gens du voisinage).

Le couple y habite avec ses trois enfants : Andrée, Jean, né le 29 mai 1926, et Michel, né le 21 mars 1931 à Saint-Bandry.

À partir de 1936, Alphonse Gigand est chauffeur de chaudière à la râperie annexe de Pouy, sur la commune de Mortefontaine (02), entre Saint-Bandry et Villers-Cotterêts ; le jus de betterave qui y est produit est ensuite envoyé pour transformation à la sucrerie de Berneuil-sur-Aisne, S.A. Sucrière de Berneuil (fermée en 1997, le site est rasé en 2003).

Le 10 octobre 1938, Sophie met au monde leur deuxième fille, Jeanine, née au domicile familial. Selon leurs âges respectifs, les quatre enfants fréquentent l’école communale de Saint-Bandry, qui compte quelques 200 habitants à l’époque.

En 1940, Alphonse Gigand fait entrer son fils Jean, 14 ans, dans la râperie où il travaille.

En 1940, Alphonse Gigand fait entrer son fils Jean, 14 ans, dans la râperie où il travaille. Sa fille Andrée a tenté de se placer dans une famille bourgeoise à Soissons, mais ne s’y est pas adaptée. Avec sa mère, elle participe aux travaux saisonniers d’une exploitation agricole voisine et s’occupe de son frère et de sa sœur plus jeunes.