Théodora Disper naît le 18 juin 1882 à Edam (Pays-Bas).
À une date restant à préciser, elle se marie avec Hendrik Van Dam.
À la fin de la première guerre mondiale, celui-ci devient secrétaire de la Chambre de commerce néerlandaise à Paris, où les Van Dam se fixent.
Ils habitent à Saint-Mandé (Val-de-Marne 94) avec leurs deux filles, Reyna, née le 17 avril 1922 et Dorothea, née le 1er novembre 1923.
La Résistance dans une filière d’évasion
Sous l’occupation, Hendrik Van Dam appartient à un réseau grâce auquel des résistants hollandais s’évadent et passent en Angleterre.
En juin 1942, il a l’impression d’être repéré par la Gestapo : un individu qui se présente comme un évadé lui semble louche. Il décide de partir et se met en route le 30 juin pour Londres via le Portugal.
Sa femme et ses filles restent à Saint-Mandé [1].
Les arrestations
Le 19 octobre 1942, la Gestapo arrête Madame Van Dam. Elle est conduite rue des Saussaies, à Paris, siège de la Gestapo, pour y être interrogée, puis est envoyée – seule – le même jour au Fort de Romainville, situé sur la commune des Lilas [1] (Seine-Saint-Denis – 93), premier élément d’infrastructure du Frontstalag 122.
Theodora Van Dam y est enregistrée sous le matricule n° 1014.
Inquiète de ne pas voir revenir sa mère, l’aînée des filles, Reyna – vingt ans – va rue des Saussaies pour savoir, pour expliquer, pour plaider : elle veut la sauver. Dorothea, sa sœur, l’accompagne. Mais, au moment d’entrer, Reyna lui dit : « Non, attends-moi dehors . » À vingt heures, Dorothea rentre à la maison, prend ses affaires et part ; la Gestapo la cherchera ensuite en vain.