Yves, Guy Thomas

Matricule à Auschwitz : 46 145
Cheminot — Saint-Dizier, Haute-Marne
Portrait d’Yves, Guy Thomas
Photographie créditée au Mémorial GenWeb et au Club Mémoires 52. Source biographique : Le convoi des otages communistes du 6 juillet 1942.
Convoi du 6 juillet 1942 — Compiègne vers Auschwitz

Sa vie avant l’arrestation

Yves, Guy Thomas naît le 5 janvier 1910 à Thonnance-lès-Joinville, en Haute-Marne. Au moment de son arrestation, il habite à Saint-Dizier et travaille comme homme d’équipe à l’exploitation de la SNCF. Il est le fils de Marie Clément et d’Eugène Thomas.

Le 18 février 1933, à Saint-Dizier, il épouse Jeanne, Marie Méon. Le couple a un enfant. La notice historique le décrit comme vraisemblablement syndiqué et proche du Parti communiste ; cette précision est présentée comme une hypothèse par la source, et non comme un fait établi avec certitude.

L’arrestation et l’internement

Yves Thomas est arrêté à Saint-Dizier le 22 juin 1941, dans le contexte de la répression menée contre les communistes après l’attaque allemande contre l’Union soviétique. Il est arrêté comme otage communiste, puis passe par la maison d’arrêt de Chaumont avant d’être transféré au camp de Royallieu, à Compiègne. Il y reçoit le numéro d’internement 582.

La déportation à Auschwitz

Le 6 juillet 1942, il est déporté depuis Compiègne dans un convoi de plus d’un millier d’hommes. Le train arrive à Auschwitz le 8 juillet. Yves Thomas y est enregistré sous le matricule 46 145. Après son arrivée, les déportés du convoi sont d’abord regroupés au camp principal, puis conduits à pied vers le camp annexe de Birkenau. Les documents disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude dans quel camp Yves Thomas est affecté ensuite.

Sa mort et sa mémoire

La notice historique indique qu’Yves Thomas meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942, d’après le certificat de décès établi au camp et les registres publiés dans l’ouvrage Death Books from Auschwitz. La source signale une divergence avec l’état civil français, qui portait la date du 30 août 1942. Elle précise également que son nom est honoré sur la stèle commémorative de la SNCF à Saint-Dizier et qu’il est reconnu comme déporté politique au titre de la Résistance intérieure française.

À propos des sources

Cette biographie est une synthèse rédigée à partir de la notice documentaire de Claudine Cardon-Hamet, complétée avec Pierre Cardon, publiée sur le site Le convoi des otages communistes du 6 juillet 1942. Cette source rectifie le matricule : le numéro confirmé est 46 145, et non 46 146, chiffre qui avait figuré dans des reconstitutions anciennes. Les éléments incertains sont conservés comme tels.

À noter : l’adresse de cette fiche conserve encore l’ancien numéro dans son nom de fichier. Le matricule historique indiqué ici a été corrigé d’après la source documentaire.

Découvrir son parcours sur la carte

Retrouvez cette fiche dans la carte historique du mémorial. Les étapes personnelles ne sont affichées que lorsqu’elles sont documentées par une source vérifiable.

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