Yvonne CARRÉ

Matricule 31760
survivant
Photographie de Yvonne CARRÉ
Photographie à vérifier
Convoi 31000

Yvonne Calmels naît le 1er avril 1897 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire – 71), commune dont son grand-père a été maire en 1871.

Le 12 mars 1929 à Paris 20e, elle épouse Gaston Carré, né le 7 novembre 1905 à Vézelay (Yonne – 89), alors employé à la Compagnie du gaz de banlieue.

Yvonne Carré est concierge d’un groupe d’HLM à Aubervilliers (Hauts-de-Seine).

Pendant les grèves de 1936, Gaston Carré, qui a dû quitter son emploi précédent, est secrétaire de la branche des puisatiers foreurs du syndicat des terrassiers.

Tous deux sont communistes.

Le 16 octobre 1936, Gaston Carré part en Espagne s’engager dans les Brigades internationales : chef de la section volante de la 11e brigade, puis lieutenant d’artillerie commandant la batterie franco-belge, et enfin capitaine commandant du groupe Anna Pauker de la 35e Division. Cité à l’ordre de la 11e brigade en février 1937, puis à l’ordre de la 35e Division à la prise de Quito, il revient en France à la fin de 1938, après 21 mois de front. À partir du 26 novembre, il est employé par la ville d’Épinay-sur-Seine.

Le 13 juillet 1940, Yvonne Carré est arrêtée pour distribution de tracts sur la voie publique à Aubervilliers et condamnée par un tribunal militaire allemand à quatre semaines de prison le 17 août (elle serait alors domiciliée 21 rue Lécuyer à Levallois).

En octobre 1940, Gaston Carré participe à la mise en place de l’Organisation spéciale (OS) puis, plus tard, des formations militaires de Francs-tireurs et partisans (FTP), sous le pseudonyme de “Jean-Pierre”. À ce titre, il supervise différentes actions de sabotage à partir de juillet 1941 : déraillement de trains de matériel de guerre à Épinay, Gagny, Brétigny ; incendie de stock de caoutchouc à Citroën-Clichy…

En septembre 1941, ses connaissances militaires acquises pendant la guerre d’Espagne le font nommer à l’état-major des FTP (Francs-tireurs et partisans) de la région parisienne.

Dans cette période, trop connus à Aubervilliers, les Carré déménagent pour Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Le 16 mai, ils sont arrêtés tous deux à Saint-Denis par la Gestapo, dans le même coup de filet qu’Henri Douillot, Raymond Losserand et France Bloch-Sérazin, au groupe desquels ils appartiennent (Mary et Antoinette Besseyre ont été arrêtés deux jours plus tôt). Yvonne Carré est écrouée au dépôt de la préfecture de Police de Paris.

Le 30 septembre 1942, le tribunal militaire allemand de Paris condamne à mort Mary Besseyre, Gaston Carré, Raymond Losserand et France Bloch-Sérazin. Le 21 octobre, les hommes sont exécutés au stand de tir d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).