Yvonne, Rosalie, Cavé, née Richard le 17 mars 1896 à Montrouge (Hauts-de-Seine), domiciliée à Paris 15e, morte au sous-camp de femmes de Birkenau le 26 février 1943.
Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz avant l’évacuation du camp en janvier 1945. Réalisé le 3 février 1943, le portrait d’immatriculation de cette détenue a disparu.
L’unique entrée du Fort de Romainville (Haftlager 122), surplombée par un mirador. © Musée de la résistance nationale (MRN), Champigny-sur-Marne (94).
En octobre, sœur d’Yvonne reçoit une carte rose avec la phrase tout imprimée, en français et en anglais : « Je suis au fort de Romainville. Je vais bien. Affectueusement. » Seule la signature est manuscrite. Puis, plus de nouvelles…
Le bâtiment A, vue vers l’intérieur du fort, du côté des cours de promenade clôturées. Photo Mémoire Vive.
Le 30 octobre, Henri Cavé est transféré au camp de Royallieu à Compiègne (Oise), administré et gardé par la Wehrmacht ( Frontstalag 122 – Polizeihaftlager ).
Le camp militaire de Royallieu en 1956. Au premier plan, en partant de la droite, les huit bâtiments du secteur A : « le camp des communistes ». En arrière-plan, la ville de Compiègne. Carte postale, coll. Mémoire Vive.
Le 22 janvier 1943, Yvonne Cavé fait partie des cent premières femmes otages internées au Fort de Romainville qui sont transférées en camions au camp de Royallieu (leurs fiches individuelles du Fort indiquent « 22.1 Nach Compiègne uberstellt » : transférée à Compiègne le 22.1). Le lendemain, un deuxième groupe de cent-vingt-deux détenues du Fort les y rejoint, auquel s’ajoutent huit prisonnières extraites d’autres lieux de détention (sept de la maison d’arrêt de Fresnes et une du dépôt de la préfecture de police).
Le 23 janvier, en fin de journée, Henri Cavé est parmi plus de 1450 détenus détenus hommes du camp qui sont conduits à pied sous escorte à la gare de Compiègne, jusqu’à un quai de marchandises où il sont entassés dans des wagons à bestiaux.
Les deux-cent-trente femmes otages passent la nuit du 23 janvier à Royallieu, probablement dans un bâtiment du secteur C du camp.
Le lendemain matin, 24 janvier, elles sont conduites à leur tour à la gare et montent dans les quatre derniers wagons du convoi.
En gare de Halle (Allemagne), le train se divise et les wagons des hommes – dont Henri Cavé – sont dirigés sur le KL Sachsenhausen [1], près d’Orianenburg.