Jean BOUSCAND

Matricule 45292
decede
Photographie de Jean BOUSCAND
Jean Bouscand in « les communistes dans la Résistance en Côte d’Or » éd. PCF 21 / 1996 p.2 — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2010/07/bouscand-jean/
Convoi 45000

Né le 17 février 1893 à Bagnot (Côte-d’Or – 21), Jean Bouscand est fils naturel de Marie Bouscand, manouvrière âgée de 31 ans, qui le reconnaît officiellement lorsque lui-même (Jean) se marie.

Pendant un temps, il travaille comme « domestique de culture ».

Le 29 octobre 1912, il s’engage volontairement pour quatre ans au 12e régiment de hussards. La guerre est déclarée le 2 août 1914. Le 11 octobre 1914, Jean Bouscand est blessé par éclats d’obus à la nuque et au ventre à l’attaque du village de Foncquevillers. Le 3 avril 1915, il est nommé brigadier. Le 1er juin 1916, il passe au 2e régiment léger. Le 16 août suivant, il passe au 108e régiment d’artillerie lourde. Le 8 septembre 1918, il est cité à l’ordre de son régiment : « Excellent chef de pièce qui a maintes fois fait preuve d’énergie, de dévouement, notamment en juin 1917 où, blessé, il refusa d’être évacué et en août 1918 où, en des circonstances très pénibles, il fit preuve du plus grand courage ». Il reçoit la Croix de guerre. Le 10 janvier 1918, il est nommé maréchal des logis. Le 1er mars, il passe au 131e R.A.L.

Le 13 janvier 1919, titulaire d’un certificat de bonne conduite, il est mis à la disposition des chemins de fer PLM (ligne Paris-Lyon-Méditerranée), “affecté spécial” en qualité d’homme d’équipe à Dijon. Le 9 février, il est embauché par la société du PLM.

Le 8 septembre 1920, à Dijon (21), Jean Bouscand épouse Suzanne Simonet. Mais le couple se sépare (?).

Le 28 décembre 1922, il épouse Jeanne Collin, qui décédera en 1925.

En 1924, il est devenu wagonnier.

Le 25 avril 1927, à Dijon, il entre en fonction comme conducteur. Il habite alors au 57, rue Saumaise.

En 1931 et 1936, Jean Bouscand vit avec sa mère, Marie, au 18, rue Magenta à Dijon (après son arrestation, les documents indiquent le 22, rue Magenta).

Chef de train, Jean Bouscand est, en 1933 (peut-être antérieurement), secrétaire du syndicat CGTU des cheminots de Dijon.

Carte syndicale CGT, Fédération des chemins de fer. Collection Mémoire Vive.

Dès 1925, il est membre du Parti communiste (PC), cellule 26 de Dijon, dont V. Rabier est secrétaire. Par la suite, gérant du journal communiste Le Travailleur , secrétaire du comité départemental du PC et du rayon communiste de Dijon, il se porte candidat communiste aux élections législatives de mai 1932 (à Châtillon-sur-Seine – 21) et d’avril-mai 1936 (2e circonscription de Dijon), aux élections cantonales d’octobre 1934 (Dijon-Sud), enfin il est tête de liste aux élections municipales en 1934 et 1935. Très actif pendant la période du Front populaire comme secrétaire régional du PC (Côte-d’Or et Yonne), Jean Bouscand prend la parole dans de très nombreux meetings et écrit les éditoriaux du Travailleur de Bourgogne dont il est administrateur.