Jean NICOLAÏ

Matricule 45923
decede
Photographie de Jean NICOLAÏ
Jean Nicolaï © André Deslandes droits réservés Claudine Cardon-Hamet — Source photo : https://deportes-politiques-auschwitz.fr/2012/07/nicolai-jean-simon-cesar/
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Jean, Simon, César, NicolaÏ naît le 30 avril 1921, à Paris 14e, fils de Don Jacques Nicolaï, 33 ans, cordonnier natif de Corse, et d’Élise Dufois, 26 ans, employée de bureau, son épouse.

Il effectue une partie de sa scolarité à l’école Jean-Baptiste Say, 11 bis, rue d’Auteuil à Paris 16e, où il fait la connaissance de Camille Gianni, frère cadet de Paul Gianni, et de Jean Christian, et où il obtient le brevet élémentaire et le brevet d’études primaires supérieures.

L’école Jean-Baptiste Say dans les années 1900. Carte postale, collection Mémoire Vive.

De sa naissance au moment de son arrestation, Jean Nicolaï habite chez ses parents, dans un logement au 225, rue d’Alésia à Paris 14e, à hauteur de la rue de l’Ouest. Il est célibataire.

En septembre 1939, son père décède subitement à l’âge de 52 ans.

Jean Nicolaï est étudiant à l’École d’administration des Ponts et Chaussées, en suivant des cours par correspondance à son domicile.

Sportif, il est adhérent de la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail).

Sous l’Occupation, il donne son adhésion au Parti communiste “dans l’illégalité” et se joint à un groupe actif qui réussit plusieurs sabotages d’installations allemandes (voir René Deslandes).

À partir de septembre 1940, il intègre un “triangle” des Jeunesses communistes clandestines (trois garçons – lui-même, Jean Christian et Paul Gianni – sous l’autorité d’une responsable : Jeannine Gagnebin [1]) qui fabrique des tracts et des papillons puis les distribue et les colle. Jean NicolaÏ pourrait plus particulièrement être chargé des jeunes chômeurs : en compagnie de Jean Christian, il dactylographie un tract intitulé Union des comités populaires des jeunes chômeurs de Paris .

Dans la nuit du 15 décembre 1940, vers 22 heures, alors que Jean Christian et Camille Gianni collent des affiches (« Pour que vos enfants aient du pain »), ils sont surpris par une patrouille d’agents cyclistes. Camille Gianni parvient à s’enfuir, mais Jean Christian est appréhendé. Interrogé par le commissaire de police du quartier et, devant les preuves qui l’accablent, le jeune homme livre toutes les informations qu’il possède sur son groupe.

Le 17 ou 18 décembre 1940, Jean Nicolaï est arrêté à son domicile par des agents du commissariat de son quartier (Plaisance ou Necker), en même temps que Jeannine Gagnerin, une jeune femme et trois autres garçons (dont les frères Camille et Paul Gianni). Une perquisition au domicile de Jean NicolaÏ permet à la police française de trouver une machine à écrire, un tampon encreur et un timbre sec permettant la confection de bons à tarif réduit pour un Comité Populaire de jeunes chômeurs.