Kléber PLISSON

Matricule 45993
decede
Photo non trouvée pour Kléber PLISSON
Image de remplacement. Photographie de Kléber PLISSON non retrouvée dans les sources consultées.
Convoi 45000

Les SS ont détruit la plupart des archives du KL Auschwitz lors de l’évacuation du camp en janvier 1945. Le portrait d’immatriculation de ce détenu a disparu.

Kléber, Eugène, Camille, Plisson naît le 16 juillet 1903 à Boiscommun (Loiret), fils d’Eugène Plisson, maçon, et d’Eudoxie Mathomat, couturière.

Le 28 avril 1923, à Paris 11e, il se marie avec Marguerite Le Guiff, née le 26 janvier 1904 à Keryado (Morbihan). Ils ont un fils, Georges, né le 4 novembre 1923.

Au moment de l’arrestation du chef de famille, celle-ci est domiciliée au 139, rue de Charonne à Paris 11e (75).

Kléber Plisson travaille comme manœuvre et/ou ébardeur.

Sous l’occupation, la police française le considère comme un « agent actif de la propagande clandestine ». Il remet une quinzaine de “papillons” communiste à un camarade d’atelier

Le 8 avril 1941, Kléber Plisson est arrêté par le commissaire de police de Pantin, le même jour que Jean Boisseau, de Drancy. Tous deux inculpés d’infraction au décret de 26 septembre 1939, ils sont conduits au Dépôt, à disposition du procureur de la République. Kléber Plisson est écroué le 10 avril 1941 à la Maison d’arrêt de la Santé (Paris 14e).

Le 17 avril, les deux hommes comparaissent devant la 10e chambre du tribunal correctionnel de la Seine. Kleber Plisson est condamné à quatre mois d’emprisonnement. Le 22 juin, il est transféré à la Maison d’arrêt de Fresnes (Seine / Val-de-Marne), puis à la Maison centrale de Poissy (Seine-et-Oise / Yvelines).

Le 12 juillet, en « exécution de la note préfectorale » du 14 novembre 1940, le directeur de la prison transmet au bureau politique du cabinet du préfet de Seine-et-Oise 21 notices de détenus de la Seine devant être libérés à l’expiration de leur peine au cours du mois suivant. Le 26 juillet, le préfet de Seine-et-Oise transmet le dossier au préfet de police de Paris, direction des services des Renseignements généraux.

Kléber Plisson est probablement relaxé le 1er août.

Le 19 septembre, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif. Pendant un temps, Kléber Plisson est détenu au dépôt de la préfecture de police de Paris (Conciergerie, sous-sol du Palais de Justice, île de la Cité).

Le 9 octobre 1941, il est parmi les 60 militants communistes (40 détenus venant du dépôt, 20 venant de la caserne des Tourelles) transférés au “centre de séjour surveillé” (CSS) de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne) ; départ gare d’Austerlitz à 8 h 25, arrivée à Rouillé à 18 h 56.