Laure GATET

Matricule 31833
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Laure GATET
Crédit non indiqué par la source

Laure Constance Pierrette Gatet naît le juillet à la Maison-Dieu commune de Boussac-Bourg Creuse dans une famille d’enseignants. La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Laure Gatet obtient le baccalauréat de Philosophie en puis poursuit des études universitaires à Bordeaux Gironde. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Laure Gatet se trouve à proximité de la cellule de Marie-Claude Vaillant-Couturier Quand des Résistants sont extraits de la prison pour être fusillés celle-ci prononce à haute voix quelques mots les concernant Quand elle est… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Les circonstances exactes de son arrestation ne sont pas entièrement documentées. Laure Gatet se trouve à proximité de la cellule de Marie-Claude Vaillant-Couturier Quand des Résistants sont extraits de la prison pour être fusillés celle-ci prononce à haute voix quelques mots…

Laure GATET est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31833, tatoué sur son avant-bras gauche.

Charlotte Delbo note Laure Gatet est revenue avec nous un soir Elle est morte pendant l’appel le lendemain matin elle n’a pas trente ans. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Laure GATET demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse. Les archives et les témoignages sont croisés avec prudence, car les destructions de documents et le temps écoulé laissent parfois des dates, des fonctions ou des circonstances sans réponse définitive.