Léa LAMBERT, née Durbeck

Matricule 31821
🕊️ Morte en déportation
Portrait documenté de Léa LAMBERT, née Durbeck
Photographiée à Auschwitz-I, le 3 février 1943. Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, Oświęcim, Pologne. Collection Mémoire Vive. Droits réservés.

Marguerite Léa Durbecq naît le avril à Rocroi Ardennes fille de Louis Durbecq ans mouleur et de Marie Picot ans son épouse Elle grandit au hameau du Hyraumont ou Hiraumont sur la commune de Rocroi… La notice biographique replace ce commencement dans son milieu familial et social, sans transformer en certitudes les éléments qui restent incomplets dans les archives.

Le juillet à Rocroi elle se marie avec Émile Lambert né février lui aussi au Hyraumont d’une mère née Durbecq laitier Ils ont une fille Germaine Marie-Louise né le janvier à Rocroi. Ces éléments éclairent la vie quotidienne qui précède la guerre : travail, liens familiaux et responsabilités concrètes forment l’arrière-plan de son engagement ou de son arrestation.

Déclaré comme loueur de voiture domicilié au place de l’Église à Mézières Émile Lambert poursuit les activités clandestines de son épouse hébergement de prisonniers de guerre évadés et d’aviateurs alliés au sein du Réseau OCM… Son action prend place dans une France occupée où l’aide matérielle, les liaisons, l’hébergement ou la diffusion d’écrits clandestins exposent immédiatement à la police française et aux autorités allemandes.

Peu après le octobre Marcelle Fuglesang est convoquée à la Kommandantur Elle s’y rend sans hésiter Le faux Anglais est là Marcelle Fugiesang prend tout sur elle Elle ne peut… Le décembre Léa Lambert est transférée au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas Seine Seine-Saint-Denis première infrastructure du Frontstalag.

Léa LAMBERT, née Durbeck est ensuite intégrée au convoi du 24 janvier 1943. Les 230 femmes quittent Compiègne dans les quatre derniers wagons d’un transport comprenant aussi plus de 1 400 hommes. Séparées du reste du train à Halle, elles atteignent Auschwitz le 26 janvier au soir, puis gagnent à pied le camp de femmes de Birkenau le lendemain. Elle y est enregistrée sous le 31821, tatoué sur son avant-bras gauche.

Léa Lambert meurt le er mars selon l’acte de décès établi par l’administration SS du camp Sterbebücher. Sa mort intervient dans un système fondé sur la faim, le froid, les épidémies, le travail forcé et la violence, où les actes administratifs donnent souvent des causes incomplètes ou trompeuses.

Léa LAMBERT, née Durbeck demeure l’une des femmes dont le nom et le visage doivent être rendus à l’histoire derrière le numéro concentrationnaire. Cette fiche suit la notice de Mémoire Vive, conserve ses incertitudes explicites et privilégie une restitution chronologique, sobre et respectueuse.